Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
Vous pouvez filtrer les noms selon leur date de décès.
Tous
1914
1915
1916
1917
1918
Après la guerre

de Malezieu Jean

1916
de_malezieu_j Classe 1911 Lieutenant

Vidal François

1916
silhouette2 Classe 1916 Soldat
Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
de_malezieu_j de Malezieu Jean né le 27 04 1891 à Castelnaudary mort le 01 07 1916 à Moulainville (55400) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1911 Lieutenant

Jean de MALEZIEU est né le 27 avril 1891 à Castelnaudary. Il est le fils de Raymond de Malezieu capitaine, et Marie Paillares.

En 1906, le père ayant pris sa retraite du 12e R.I. de Perpignan, la famille habite sur le quartier de la place à CATLLAR. Jean vit dans la demeure familiale avec sa soeur aînée.

En 1911, il suit des études à Paris, puis en septembre 1912, comme son père avant lui, il intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Août 1914, la France mobilise. L’aspirant de Malezieu est promu sous-lieutenant et affecté au 99e R.I. de Lyon, 1er bataillon, 4e compagnie. Le régiment fait mouvement vers les Vosges, franchit la frontière. mais très vite, ce sera la retraite et ses combats éprouvants. En septembre, le régiment est envoyé dans la Somme, où le sous-lieutenant de MALEZIEU sera blessé par éclat d’obus du côté d’Herleville. Il est promu quelques mois plus tard lieutenant.

En septembre 1915, le régiment change de secteur et va participer à l’offensive de Champagne. De MALEZIEU va se faire remarquer par sa conduite et sera cité à l’ordre de la division. Il obtient alors la croix de guerre avec étoile d’argent.

En avril 1916, le 99e est jeté dans la bataille de Verdun. Il hérite du secteur terrible de la ferme de Thiaumont où il restera un mois et demi accroché aux pentes du ravin de la Mort. Après un court repos, le voilà de retour, dans le secteur de Moulainville (fort de Tavannes). Entre temps, le lieutenant de MALEZIEU a été promu capitaine à titre temporaire et prend le commandement de la 3e compagnie. Les opérations se poursuivent, sous des bombardements incessants. Le 1er juillet, le capitaine de MALEZIEU est blessé par obus au cours d’une reconnaissance. Amené au poste de secours, il y meurt à minuit. Il sera cité à titre posthume pour la croix de guerre avec palme et la légion d’honneur.

poilu Vidal François né le 29 11 1896 à Catllar mort le 06 11 1916 à Vaux (55400) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1916 Soldat

François Raymond VIDAL est né le 29 novembre 1896 à CATLLAR. Il est le fils de Raymond Vidal et d’Émilie Soler, cultivateurs dans la commune. En 1906, la famille habite le quartier de la place et compte trois enfants : Marie l’aînée, François et Raymond les cadets.

A cause de la guerre, la classe 1916 est appelée par anticipation au printemps 15. Déclaré bon pour le service armé par le conseil de révision, François VIDAL arrive donc le 15 avril au 122e R.I. de Rodez. Après une longue période d’instruction, il rejoint en avril 1916 le 15e R.I. d’Albi. Le régiment est alors dans le secteur calme de Soissons.

En Août, le régiment est lancé dans l’enfer de Verdun. Il occupe les positions qui vont du ravin des fontaines à Fleury, face au fort de Douaumont. Dans la boue, sous les balles et un bombardement continuel, le régiment tient ses positions. Alors que le régiment est relevé, le soldat VIDAL passe, le 17 septembre, au 4e R.I. Ce dernier est exsangue après avoir tenu la côte 285 (en Argonne, à l’ouest de Verdun) pendant plusieurs mois.

En octobre, le régiment est transporté à Verdun. Pendant deux semaines, il tient le saillant d’Haudremont et le bois de Nawé. Il est ensuite relevé mais très vite le contre-ordre arrive. «Pour garder le terrain conquis par la division PASSAGA, de Douaumont à Vaux, il faut des poilus capables de se faire tuer sur place.» indique l’historique du régiment. «Le régiment commence la relève, par Fleury-devant-Douaumont, le bois de la Caillette et le bois de Vaux-Chapitre rasés. Des centaines d'obus pourchassent les sections.[…] Pendant des jours et des nuits, les hommes restent tapis dans les trous d’obus. Les bataillons organisent les ravins de la Fausse Cote, de l'étang de Vaux et du Bazil. Les compagnies fondent.» C’est au cours de cette période que le soldat VIDAL est tué le 6 novembre, alors qu’il n’avait pas encore 20 ans.