Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
Vous pouvez filtrer les noms selon leur date de décès.
Tous
1914
1915
1916
1917
1918
Après la guerre

Bernard André

1916
bernard_a Classe 1914 Soldat

Bertrand Pierre

1914
silhouette1 Classe 1911 Soldat

Bruneau Pierre

1916
silhouette2 Classe 1906 Soldat

Bruzy Léon

1914
silhouette1 Classe 1905 Sergent

de Malezieu Jean

1916
de_malezieu_j Classe 1911 Lieutenant

Deixonne François

1914
silhouette1 Classe 1898 Soldat

Delseny Auguste

1915
delseny_a Classe 1912 Soldat

Delseny Henri

1916
delseny_h Classe 1903 Soldat

Dessege Baptiste

1916
silhouette2 Classe 1896 Soldat

Dorca Jean

1914
silhouette1 Classe 1907 Soldat

Fuste Gaudérique

1915
silhouette2 Classe 1897 Sergent

Gatounes Martin

1914
silhouette1 Classe 1902 Sergent-Major

Grieu Francois

1915
silhouette2 Classe 1895 Soldat

Marc Jean

1915
silhouette2 Classe 1913 Soldat

Mestres Adrien

1918
silhouette2 Classe 1918 Soldat

Rique Michel

1918
silhouette2 Classe 1918 Soldat

Rolland Joseph

1915
silhouette2 Classe 1899 Soldat

Vernet Hyacinthe

1915
vernet_h Classe 1906 Sergent

Vernet Jean

1915
vernet_j Classe 1909 Sergent
Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
bernard_a Bernard André né le 09 02 1894 à Catllar mort le 15 03 1916 à Brenelle (02220) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1914 Soldat

André Félix Raymond BERNARD est né le 9 février 1894 à CATLLAR. Il est le troisième enfant d’André Bernard et de Rose Vernis, cultivateurs dans la commune.

En 1914, il est cultivateur dans la commune.

La guerre avance l’appel sous les drapeaux. Il est incorporé le 2 septembre 1914 au 81e R.I. de Montpellier. Il rejoint le régiment à la trouée des Charmes. Puis c’est la campagne de Flandres, la défense d’Ypres. les soldats combattent dans la boue, le froid est terrible. Fin décembre 1914, alors que le régiment est à Ypres, le soldat BERNARD est hospitalisé, les pieds gelés. Sitôt guéri, il retourne au combat.

Puis c’est la Champagne où le régiment s’illustre à Beauséjour. A la fin de l’année 1915, le 81e quitte la IVe armée pour la Ve qui tient le secteur de Soissons. En mars 1916, il est dans le secteur de Chassemy où, malgré l’artillerie ennemie, il prépare méthodiquement les tranchées. Pas d’attaque glorieuse au programme, le secteur est plutôt calme.

Pendant l’une de ces journées, celle du 15 mars, le journal de marche et des opérations du régiment mentionne pour seules pertes un grave accident survenu à la corvée de munition du 2e bataillon, sur la route de Chassemy à Brenelle. Un sac de grenades explose, tuant 3 hommes et blessant de nombreux soldats.

C’est une fin tragique pour le soldat BERNARD, qui s’était courageusement battu, témoin cette citation posthume à l’ordre du régiment(n°49 du 19 mai 1919) :«Soldat modèle, ayant toujours fait preuve d’un courage remarquable. Tombé glorieusement au champ d’honneur en faisant tout son devoir»

Il a été décoré de la croix de guerre avec une étoile de bronze.

poilu-1914 Bertrand Pierre né le 13 07 1891 à Serdinya mort le 22 08 1914 à Bonviller (54300) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1911 Soldat
poilu Bruneau Pierre né le 19 01 1886 à Catllar mort le 02 07 1916 à Marcelcave (80800) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1906 Soldat
poilu-1914 Bruzy Léon né le 17 02 1885 à Catllar mort le 07 11 1914 à Les Ecluses (Belgique) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1905 Sergent
de_malezieu_j de Malezieu Jean né le 27 04 1891 à Castelnaudary mort le 01 07 1916 à Moulainville (55400) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar, Molitg-les-Bains
Classe 1911 Lieutenant

Jean de MALEZIEU est né le 27 avril 1891 à Castelnaudary. Il est le fils de Raymond de Malezieu capitaine, et Marie Paillares.

En 1906, le père ayant pris sa retraite du 12e R.I. de Perpignan, la famille habite sur le quartier de la place à CATLLAR. Jean vit dans la demeure familiale avec sa soeur aînée.

En 1911, il suit des études à Paris, puis en septembre 1912, comme son père avant lui, il intègre l’école spéciale militaire de Saint-Cyr.

Août 1914, la France mobilise. L’aspirant de Malezieu est promu sous-lieutenant et affecté au 99e R.I. de Lyon, 1er bataillon, 4e compagnie. Le régiment fait mouvement vers les Vosges, franchit la frontière. mais très vite, ce sera la retraite et ses combats éprouvants. En septembre, le régiment est envoyé dans la Somme, où le sous-lieutenant de MALEZIEU sera blessé par éclat d’obus du côté d’Herleville. Il est promu quelques mois plus tard lieutenant.

En septembre 1915, le régiment change de secteur et va participer à l’offensive de Champagne. De MALEZIEU va se faire remarquer par sa conduite et sera cité à l’ordre de la division. Il obtient alors la croix de guerre avec étoile d’argent.

En avril 1916, le 99e est jeté dans la bataille de Verdun. Il hérite du secteur terrible de la ferme de Thiaumont où il restera un mois et demi accroché aux pentes du ravin de la Mort. Après un court repos, le voilà de retour, dans le secteur de Moulainville (fort de Tavannes). Entre temps, le lieutenant de MALEZIEU a été promu capitaine à titre temporaire et prend le commandement de la 3e compagnie. Les opérations se poursuivent, sous des bombardements incessants. Le 1er juillet, le capitaine de MALEZIEU est blessé par obus au cours d’une reconnaissance. Amené au poste de secours, il y meurt à minuit. Il sera cité à titre posthume pour la croix de guerre avec palme et la légion d’honneur.

poilu-1914 Deixonne François né le 16 02 1878 à Urbanya mort le 20 12 1914 à Lachalade (55120) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1898 Soldat
delseny_a Delseny Auguste né le 27 02 1892 à Saint-Nazaire mort le 10 06 1915 à Gérardmer (88400) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1912 Soldat
delseny_h Delseny Henri né le 31 03 1883 à Catllar mort le 09 07 1916 à Rates (Grece) Inscrit sur le monument aux morts de
Belesta, Catllar
Classe 1903 Soldat
poilu Dessege Baptiste né le 17 04 1876 à Catllar mort le 15 06 1916 à Versailles (78000) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar, Perpignan
Classe 1896 Soldat
poilu-1914 Dorca Jean né le 22 07 1887 à Catllar mort le 22 08 1914 à Lunéville (54300) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1907 Soldat
poilu Fuste Gaudérique né le 04 04 1877 à Catllar mort le 15 06 1915 à Prades (66500) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1897 Sergent
poilu-1914 Gatounes Martin né le 03 02 1882 à Taillet mort le 08 09 1914 à Blaise-sous-Arzillières (51300) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1902 Sergent-Major
poilu Grieu Francois né le 16 02 1875 à Trévillach mort le 10 07 1915 à Souain-Perthes-les-Hurlus (51600) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar, Trévillach
Classe 1895 Soldat
poilu Marc Jean né le 27 08 1893 à Catllar mort le 18 03 1915 à Mesnil-les-Hurlus (51800) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1913 Soldat
poilu Mestres Adrien né le 28 02 1898 à Catllar mort le 29 05 1918 à Epernay (51200) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1918 Soldat
poilu Rique Michel né le 10 12 1898 à Catllar mort le 10 10 1918 à Perpignan (66000) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1918 Soldat
poilu Rolland Joseph né le 14 02 1879 à Mosset mort le 15 03 1915 à Souain (51600) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1899 Soldat

Joseph Augustin Jean ROLLAND est né le 14 février 1879 à Mosset. Il est le 4e enfant et premier fils de Jacques Rolland et d’Espérance Montrepeaux, cultivateurs.

En 1900, il part faire son service militaire au 12e R.I. de Perpignan mais est rapidement dispensé («fils unique de septuagénaire»). De retour à la vie civile, il va se marier le 22 avril 1902 à Mosset avec Catherine Marie Rose Bousquet. Il remplit régulièrement ses obligations militaires en accomplissant ses périodes d’exercices au 12e puis 53e R.I de Perpignan.

En 1906, il vit dans la maison paternelle, avec sa femme et ses deux filles (Justine, 3 ans et Espérance, 1 an). En 1909 il vient habiter CATLLAR. C’est là que la guerre le prend à 35 ans.

Il est mobilisé en août 1914 avec le 53e et participe aux durs combats de Lorraine. Le 3 octobre 1914 il est versé au 143e R.I de Carcassonne, durement éprouvé par les combats. Il va alors se battre sur l’Yser, dans les Flandres puis en Champagne.

Le 7 mars 1915, la 64e Brigade dont fait partie le 143e doit reprendre le Bois Sabot aux Allemands. Le terrain est dépouillé d’arbres, les tranchées en partie détruites. L’artillerie allemande pilonne le front français. Pourtant, du terrain est gagné petit à petit. Le 15 mars 1915, à 4h30, une attaque surprise française permet aux soldats d’entrer dans la tranchée ennemie. C’est le combat au corps à corps, à la baïonnette et au fusil dans les boyaux. La Garde Prussienne résiste. A 16h30, les 3e et 5e compagnies attaquent avec une « ardeur admirable ». A 17h15, la tranchée allemande est capturée. Elle constituera une position importante pour de futures offensives.

En une semaine, le 143e R.I. a perdu environ 500h, dont le soldat ROLLAND.

vernet_h Vernet Hyacinthe né le 20 10 1886 à Cattlar mort le 01 10 1915 à Souchez (62153) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1906 Sergent

Hyacinthe Auguste Gaudérique VERNET est né le 20 octobre 1886 à CATLLAR. Il est le second fils de Pierre Vernet, cultivateur et de Bonaventure Marc.

En 1906, Hyacinthe habite avec ses parents, route de Prades, à Catllar. Il travaille sur les terres de son père.

En 1906, il part faire son service militaire au 122e R.I. de Rodez. En 1908, il est promu caporal. Son service achevé, il se réengage jusqu’en 1911 où il quitte l’armée avec le grade de sergent.

De retour à la vie civile, il est nommé facteur des Postes (Journal Officiel du 24/3/12) et se marie le 16 avril 1912 avec Josephe Jaubert de Prades.

Il est mobilisé fin août 1914 et affecté au 160e R.I. Il s’illustre dans les combats de Lorraine, puis dans les Flandres et en Artois. Il est alors nommé adjudant le 1 juillet 1915 et est même cité à l’ordre de la 140e brigade le 19 juillet «a contribué par son sang froid et son énergie dans la nuit du 7 au 8 juillet 1915 à l’organisation d’une position conquise et a repoussé 2 contre-attaques ennemies». Il reçoit la croix de guerre avec étoile de bronze. Il passe ensuite au 360e R.I.

Le 1er octobre, le 360e R.I doit attaquer la première ligne allemande (tranchée de Brême). La 23e Cie de l’adjudant VERNET (6e Bataillon) est à la gauche de l’attaque. Parvenue dans la tranchée ennemie, elle «subit sur ses 2 flancs deux fortes contre-attaques venant du boyau du désespoir et du carrefour des 5 chemins, les hommes de ce peloton eurent une conduite admirable, dans un combat corps à corps ils furent presque tous anéantis». Le sergent VERNET meurt pour la France aux côtés de ses camarades. Son action lui vaudra une nouvelle citation et une étoile de vermeil sur sa croix de guerre.

Cité à l’ordre n° 81 du 33e C.A. du 20 oct. 1915 : «le 1er octobre 1915 à la tête d’une section de renfort a été blessé mortellement et est tombé en criant «En avant ! En avant!»

vernet_j Vernet Jean né le 04 04 1889 à Catllar mort le 19 02 1915 à Lesseux (88490) Inscrit sur le monument aux morts de
Catllar
Classe 1909 Sergent

Jean VERNET est né le 4 avril 1889 à Catllar. Il est le troisième et dernier fils de Pierre Vernet, cultivateur et de Bonaventure Marc.

En 1906, Jean habite avec ses parents, route de Prades, à Catllar. Il travaille sur les terres de son père.

En 1910, il part faire son service militaire au 122e R.I. de Rodez où il retrouve son frère aîné Hyacinthe. Il est promu caporal le 24 septembre 1911. Comme son frère, il décide de faire carrière et se réengage au 53e R.I. de Perpignan. Il est promu sergent le 1 octobre 1913.

La guerre est déclarée. Le sergent VERNET monte au front. Combat-il avec le 53 en Lorraine puis lors des terribles combats de l’Yser, en Belgique ? Où est-il versé au 253e R.I., le régiment de réserve du 53e ? Sa fiche matricule est incomplète à ce sujet.

On le retrouve au 253e, en février 1915. Le régiment tient la ligne des Vosges, dans les environs de Lesseux.

Le 18 février, l’ennemi déclenche une attaque terrible sur le cote 607. La préparation d’artillerie est intense avec de l’artillerie lourde, des mines explosent sous les positions françaises. Les défenseurs sont submergés. Puis le lendemain, le 19, le régiment contre-attaque et parvient à déloger l’ennemi.

Le régiment a perdu la moitié de son effectif. Les bombardements ont été tels qu’on ne peut retrouver les morts du premiers jour qui avaient été laissés sur le terrain. Le sergent VERNET est au nombre des disparus.

Il a été cité à l’ordre de la brigade le 23 mars 1915 : «A été tué en entraînant avec beaucoup d’énergie ses hommes à l’assaut», ce qui lui vaut de recevoir à titre posthume la croix de guerre avec étoile de bronze.