Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
Vous pouvez filtrer les noms selon leur date de décès.
Tous
1914
1915
1916
1917
1918
Après la guerre

Dorandeu Jean

1916
silhouette2 Classe 1908 Chasseur

Gipolo Martin

1916
gipolo_m Classe 1911 Soldat

Palau André

1917
silhouette2 Classe 1917 Caporal

Philip Sébastien

1915
philip_s Classe 1903 Lieutenant

Trini Clément

1914
silhouette1 Classe 1911 Soldat
Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
poilu Dorandeu Jean né le 12 07 1888 à Perpignan mort le 20 12 1916 à Souilly (55220) Inscrit sur le monument aux morts de
Prades
Classe 1908 Chasseur

Jean DORANDEU est né le à Perpignan le 18 juillet 1888. Il est le fils de Jean Dorandeu, jardinier, et de Marguerite Argelès.

En 1908, au moment de passer devant le conseil de révision, il est agriculteur à PRADES. Déclaré bon pour le service auxiliaire, à cause d’un rachitisme léger, il part effectuer son service militaire en 1909 au 53e R.I. de Perpignan. Il retourne à la vie civile en 1911.

Novembre 14, la guerre est là depuis plusieurs mois. Jean DORANDEU passe devant la commission de réforme qui le déclare bon pour le service armé. Il rejoint donc la citadelle. Après quelques semaines d’instruction, il passe au 6e Bataillon de Chasseurs Alpins en décembre 1914. Quelques mois plus tard, il est transféré au 32e B.C.P. puis est versé en juin 1915 dans un nouveau bataillon de chasseurs qui vient d’être créé, le 116e B.C.A. Il sera engagé en Champagne lors de l’offensive de septembre où il s’illustrera. Ensuite ce sera l’Alsace.

Du 25 septembre au 2 octobre 1916, le bataillon fait un premier séjour à Verdun au nord-est de Fleury, entre Thiaumont et Vaux-Chapitre. Il reviendra dans le secteur pour participer à la grande attaque du général Mangin qui verra la reprise du fort de Douaumont (24 octobre). Le bataillon y aura perdu plus de 250 hommes. Le 15 décembre, le 116e B.C.P. est au ravin du Bazil pour la dernière grande offensive, celle qui clôtura la bataille de Verdun : la prise de Bezonvaux. La 1ère compagnie du chasseur DORANDEU s’élance après une préparation d’artillerie de plusieurs jours. À 12h10, le premier objectif est atteint. La 1ère Cie progresse par le boyau de Cologne. Elle fait de nombreux prisonniers et atteint son objectif. L’ouvrage de Bezonvaux sera pris malgré des contre-attaques ennemies. Le chasseur DORANDEU est sérieusement blessé. Évacué, il meurt des suites de ses blessures à l’hôpital de Souilly. Il sera cité et décoré à titre posthume de la médaille militaire et les croix de guerre avec étoile de bronze.

gipolo_m Gipolo Martin né le 04 12 1891 à Baixas mort le 02 06 1916 à Vaux (55400) Inscrit sur le monument aux morts de
Prades
Classe 1911 Soldat

Martin François GIPOLO est né le 4 décembre 1891 à Baixas. Il est le fils de Lubin Gipolo et de Marie Sol.

En 1911, au moment où il passe devant le conseil de révision, il habite PRADES où il est journalier. Orphelin de ses 2 parents, il est soutien de famille et sous la tutelle de Martin Marty. Juste avant de partir, il se marie le 3 février 1912 avec Eugénie Anna Tarrene.

En octobre 1912, il fait son service militaire au 53e R.I. de Perpignan. Il ne quittera plus l’uniforme. Il revient de temps en temps à Prades et 2 enfants naîtront dans la famille.

Août 14, la guerre est déclarée. le régiment est placé en alerte. Le soldat GIPOLO sera des combats éprouvants de Lorraine (août-septembre 1914) puis ce seront les batailles de l’Yser et d’Ypres en Belgique.

En février 1915, le régiment est positionné en Champagne et il participera aux combats de Beauséjour, de Moronvilliers et de la main de Massiges.

Début mai 1916, le régiment est retiré de ce front et après un court repos est envoyé dans l’enfer de Verdun. Le 19, il est chargé de la défense du fort de Vaux, un bataillon en première ligne, un second en réserve au tunnel de Tavannes et le dernier au bivouac à Belrupt. Le 1er juin, l’ennemi a pris le bois de la Caillette et est en train d’encercler le fort. Le 2 juin, le fort est cerné et de fortes colonnes allemandes progressent vers Damloup. Le 3e bataillon se porte au devant. Le 1er bataillon fait face à une attaque vers la batterie de Damloup. Les hommes résistent sur place. Le soldat GIPOLO meurt ce jour, tué à l’ennemi.

poilu Palau André né le 18 12 1897 à Prades mort le 20 08 1917 à Mort-Homme (55100) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1917 Caporal

André Martin François PALAU est né le 18 décembre 1897 à Prades. Il est le premier fils de Joseph Palau qui a épousé à RIA en 1890 Marie Fajole.

En 1901, la famille était venue s’installer à RIA. André y grandit avec ses soeurs. Lorsque la guerre débute, il n’a que 16 ans et est encore aux études. Mais les appels sont devancés et il doit partir faire son service militaire au début de l’année 1916.

Il est affecté au 146e R.I puis très vite il passe au 15e RI d’Albi (même division que le 53e R.I. de Perpignan). Le soldat PALAU est alors engagé dans la terrible bataille de Verdun. Il est promu caporal le 28 oct. 1916.

Puis il va connaître les champs de bataille de l’Argonne avant un retour dans le secteur de Verdun (cote 304).

Le 23 juillet 1917 il est transféré au 81e R.I de Montpellier. Celui-ci prépare, en arrière, la grande attaque du 20 août qui doit amener la reprise définitive du terrain conquis par l’offensive allemande de février 1916 à Verdun. Les 18 et 19 août, les bataillons montent en première ligne. La progression est difficile, les obus toxiques qui tombent obligent les hommes à marcher avec les masques à gaz.

Le 20, juste avant la levée du jour, le 81e R.I s’élance à l’assaut du Mort-Homme. Les hommes progressent vite, malgré les bombardements et les mitrailleuses. les sommets sont atteints en 3 heures de temps. Le régiment repousse alors des contre-attaques ennemies.

Par cette action d’éclat, le 81e R.I reçoit sa deuxième palme et la fourragère verte et rouge.

Décembre 1917, le caporal PALAU n’est plus présent sur les contrôles. Il est dans un premier temps considéré comme blessé évacué puis finalement il est porté disparu. Il sera déclaré Mort pour la France en août 1921.

philip_s Philip Sébastien né le 10 09 1883 à Prades mort le 25 09 1915 à Neuville-Saint-Vaast (62580) Inscrit sur le monument aux morts de
Codalet
Classe 1903 Lieutenant

Sébastien Jacques Joseph PHILIP est né le 10 septembre 1883 à PRADES. Il est le fils d’Auguste Philip tailleur d’habit à Prades et d’Espérance Bernard, née à Codalet et fille de Joseph Bernard de CODALET. La famille vit à CODALET à la veille de la guerre.

En 1901, alors employé de commerce à Prades, il s’engage pour le 126e R.I. de Toulouse. Passé caporal moins d’un an plus tard, il est promu sergent en octobre 1903. Il se réengage régulièrement et passe adjudant en septembre 1913, toujours au 126e, maintenant caserné à Brive.

Août 1914, la guerre est déclarée. L’adjudant Philip se bat courageusement à la frontière belge puis lors de la retraite. Il est promu adjudant-chef au début septembre, puis dans la foulée sous-lieutenant à titre temporaire pour s’être illustré dans les combats des 20 et 21 septembre. Il obtient ensuite la croix de guerre avec étoile de bronze pour une première citation en décembre. Une étoile de vermeil viendra s’y ajouter plus tard.

9 avril 1915, la 7e cie du sous-lieutenant Philip doit attaquer les tranchées ennemies. Blessé deux fois, contusionné par un obus, sa brillante conduite au feu lui vaudra une nouvelle citation (à l’ordre de l’armée) et la croix de Stanislas (3e classe) de l’empire de Russie. Il sera de plus promu lieutenant à titre temporaire quelques temps plus tard.

Le 25 septembre, le régiment doit attaquer. En première ligne, à gauche, le 2e bataillon du Lieutenant Philip. La progression se retrouve vite arrêtée par la résistance des Allemands qui contre-attaquent. Privées de leurs chefs, les unités du 2e bataillon se replient vers la tranchée du vert halo. Le lieutenant Philip est tombé, ce jour, tué à l’ennemi.

poilu-1914 Trini Clément né le 01 09 1891 à Ria-Sirach mort le 29 12 1914 à Poperinge (Belgique) Inscrit sur le monument aux morts de
Prades
Classe 1911 Soldat

Clément Paul Joseph TRINI est né le 1 septembre 1891 à RIA. Il est le 3e fils de Narcisse Trini, roulier de profession et de sa femme Catherine Fourcade.

En 1906, la famille loge route nationale à Prades. En 1911, il est travaille à la briqueterie de RIA mais habite Prades.

Bien que classé soutien de famille par le conseil de révision, il est déclaré bon pour le service et part rejoindre le 80e R.I. en garnison à la caserne Montmorency de Narbonne en octobre 1912.

C’est là que la mobilisation générale l’emporte. Début Août 1914, le 80e RI est transporté par train à la frontière allemande et doit participer à la reconquête de la Lorraine. Avec le 53e R.I. de Perpignan, il forme la 63e brigade au sein de la 32e Division d’Infanterie du XVIe corps d’armée. L’offensive tourne court malgré l’héroïsme des soldats (bataille de Morhange) puis le régiment participe à la défense victorieuse de Nancy fin août. En septembre, on retrouve le soldat TRINI dans les combats acharnés et sanglants de Flirey et du bois de la Voisogne.

Fin octobre après plusieurs transferts, le 80e R.I. se retrouve engagé dans « la course à la mer » et arrive en Belgique, plus précisément dans le secteur de Wyjschaete et Saint Eloi au sud d’Ypres. Les bombardements y sont intenses car les Allemands veulent prendre la ville désormais en ruines. Fin novembre, les « bleuets » de 14 arrivent pour combler les pertes. Malgré des pertes très importantes, la fatigue et des conditions météorologiques épouvantables, les deux adversaires s’entêtent et lancent jour après jour de nouvelles attaques meurtrières.

Le 10 décembre, la 6e compagnie du soldat TRINI tient les tranchées de première ligne devant la ferme Oostoek près de Langhof et s’active à repousser les assauts allemands.

Blessé dans les combats, le soldat TRINI est évacué sur l’hôpital d’évacuation n° 15 de Poperinge où il décède le 29 décembre 1914. Mort pour la France.