Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
Vous pouvez filtrer les noms selon leur date de décès.
Tous
1914
1915
1916
1917
1918
Après la guerre

Alabert François

1916
silhouette2 Classe 1916 Soldat

Anglade Jean

1915
silhouette2 Classe 1898 Soldat

Argelès François

1915
argeles_f Classe 1905 Cavalier

Atge Joseph

1919
silhouette2 Classe 1897 Caporal

Badie Fernand

1918
silhouette2 Classe 1917 Soldat

Bernard Gaudérique

1915
silhouette2 Classe 1901 Soldat

Bini Christiano

1919
silhouette2 Classe 20

Boher Antoine

1915
silhouette2 Classe 1899 Soldat

Bonnemaison Gaudérique

1918
silhouette2 Classe 1899 Soldat

Cabau Jean

1916
silhouette2 Classe 1906 Sergent

Capdet Rafaël

1917
silhouette2 Classe 1907 Sergent

Coupet Jean

1918
silhouette2 Classe 1905 Caporal

Crambes Bernard

1916
silhouette2 Classe 1914 Soldat

Deixonne Michel

1917
silhouette2 Classe 1899 Soldat

Esteve Joseph

1915
silhouette2 Classe 1895 Soldat

Fabre Jacques

1919
silhouette2 Classe 1911 Matelot

Fourquier Joseph

1915
silhouette2 Classe 1904 Sapeur-mineur

Fourquier Fructus

1915
silhouette2 Classe 1895 Soldat

Frexinos Jacques

1916
silhouette2 Classe 1892 Lieutenant

Grau Joseph

1916
silhouette2 Classe 1910 Sergent

Grosselle Armand

1915
silhouette2 Classe 1906 Soldat

Guillandre Aldonce

1916
silhouette2 Classe 1896 Caporal

Holmières François

1918
silhouette2 Classe 1913 Aspirant

Huillo Jean

1918
huillo_j Classe 1917 Caporal

Hullo Joseph

1919
silhouette2 Classe 1903 Soldat

Hullo Marcel

1919
silhouette2 Classe 1919 Matelot

Julia François

1916
silhouette2 Classe 1917 Matelot

Lalorre Georges

1915
silhouette2 Classe 1907 Sous-Lieutenant

Lhoste Henri

1918
silhouette2 Classe 1911 Brigadier

Mas François

1917
silhouette2 Classe 1915 Soldat

Palau André

1917
silhouette2 Classe 1917 Caporal

Parent Martin

1915
parent_m Classe 1902 Sous-Lieutenant

Pech Étienne

1914
silhouette1 Classe 1899 Sergent

Plantalech Raymond

1914
silhouette1 Classe 1910 Soldat

Pont Alban

1916
silhouette2 Classe 1916 Soldat

Pul(au)o Jacques

1917
silhouette2 Classe 1917 Soldat

Ques Martin

1918
silhouette2 Classe 1900 Soldat

Rigat François

1918
rigat_f Classe 1908 Sergent

Sales Isidore

1915
silhouette2 Classe 1908 Soldat

Salgues André

1914
silhouette1 Classe 1910 Soldat

Salles Louis

1914
silhouette1 Classe 1912 Soldat

Salles Jean

1918
silhouette2 Classe 1902 Soldat

Salles Etiennne

1920
silhouette2 Classe 1909 Sergent

Sarda Jean

1920
silhouette2 Classe 1919 Canonnier

Taurinya Joseph

1914
silhouette1 Classe 1909 Soldat

Taurinya Pierre

1918
silhouette2 Classe 1903 Caporal

Taurinya Jacques

1919
silhouette2 Classe 1905 Aumônier

Trini Clément

1914
silhouette1 Classe 1911 Soldat

Tronyo Antoine

1914
silhouette1 Classe 1912 Soldat
Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
poilu Alabert François né le 03 05 1896 à Ria-Sirach mort le 22 06 1916 à Berry-au-Bac (02190) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1916 Soldat

François Fructus Gaudérique ALABERT est né le 3 mai 1896 à RIA. Il est le fils ainé de Joseph Paul Alabert, marbrier chez Bernard Bernard et Cie et d’Augustine Biguet, son épouse.

En 1906, il vit dans la maison paternelle avec Thérèse, sa soeur ainée et ses cadets Joseph et Marie.

Août 1914, la guerre éclate. François est trop jeune. Il travaille avec son père et apprend le métier de marbrier. Mais la guerre, qui devait s’annoncer courte, s’éternise et l’armée a besoin de plus en plus de soldats pour compenser les pertes terribles des premiers mois. La classe 1915 est appelée en avance et bientôt c’est au tour de la classe 1916 de partir.

Le 12 avril 1915, il est incorporé au 40e R.I. de Nîmes pour y commencer son instruction militaire. En Mai 1916, âge de 20 ans, il rejoint le 118e R.I. de Qimper alors au repos à Coulonges-en-Tardenois après de durs combats de Verdun où il a été engagé à Thiaumont et Fleury ; le 118e R.I. y a perdu 1/3 de ses effectifs.

Les premiers mois de guerre promettent d’être difficiles aux jeunes recrues. Faute d’une expérience chèrement acquise sur les champs de bataille, les « bleuets » sont plus exposés et succombent assez rapidement. Le 18 mai, le régiment relève à Berry-au-Bac le 292e R.I. Le secteur est assez calme même si parfois les Allemands font sauter des mines à la côte 108. Cette position est dangereuse, des hommes y sont constamment blessés ou tués. Le 21 juin, les Allemands y font exploser une très forte mine qui ensevelit une quinzaine de soldats. Le 22, lors de la relève, le bataillon Gannat perd 1 homme de la 9e compagnie. Sans doute est-ce le jeune soldat ALABERT ? Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

poilu Anglade Jean né le 23 03 1878 à Ria-Sirach mort le 01 11 1915 à Tahure (51600) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1898 Soldat

Jean Vincent Ignace ANGLADE est né le 23 mars 1878 à RIA. Il est le second fils d’Ignace Anglade et de Marie Ronde, propriétaires dans la commune. En 1898, il est cultivateur.

Ajourné en 1898 pour faiblesse, il est finalement déclaré bon pour le service armé l’année suivante. En 1900, il rejoint ainsi le 3e R.I. alors caserné à Pont-Saint-Esprit (Gard). En 1902, il est réformé n°2 et rentre à RIA. Il s’y marie le 17 février 1903 avec Rose Anglès, cousine d’Antoine Tronyo et cultive sa terre à SIRACH. En 1906, Jean Anglade habite dans la maison de sa belle-mère, avec sa femme et sa fille Marie, née en 1904.

Août 1914, la guerre éclate. Jean ANGLADE est non mobilisable. Mais les pertes sont trop importantes, l’armée a très vite besoin de soldats. Il est donc convoqué devant la commission de réforme de Perpignan le 19 décembre 1914 qui le déclare bon pour le service et l’affecte au 122e R.I. de Rodez. Il y arrive le 17 mars pour y commencer son instruction. Le 12 0ctobre 1915, il est transféré à la 5e compagnie du 96e R.I. de Béziers qui est alors en Champagne, devant Tahure.

Le 31 octobre,le 96e doit mener l’attaque visant à reprendre la crête du Bois des Mures. Le 2e bataillon dont fait partie la 5e compagnie est en tête. Il lance une vigoureuse attaque et en quelques heures, le Bois des Mures est enlevé, l’ennemi abandonnant de nombreux prisonniers. La 5e Cie progresse vers le Nord pour couvrir le flanc de l’attaque jusqu’à être arrêtée par les tirs d’un fortin allemand. Le lendemain les positions sont consolidées. Quelques pertes sont encore à déplorer pour le 96e. Dont le soldat ANGLADE. Mort pour la France. Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

argeles_f Argelès François né le 20 05 1885 à Ria-Sirach mort le 24 06 1915 à Paris (75010) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1905 Cavalier

François Auguste Jean ARGELES est né le 20 mai 1885 à RIA. Il est le fils d’Auguste Argelès, berger dans la commune, et de Marie Salgas.

En 1901, il habite chez ses parents à la Laisse avec sa petite soeur Rose. Il est ouvrier agricole chez son oncle Joseph Mas.

Fin 1904, il s’engage pour 4 ans auprès du 17e régiment de dragons de Carcassonne. En 1908, il passe cavalier de première classe.

Revenu à la vie civile, il rentre à RIA où il épouse le 10 juillet 1909 Elisabeth Deixonne. L’année suivante, il obtient un poste de palefrenier au haras du Pin à côté d’Argentan. En 1913, il revient au pays avec un emploi au haras national de Perpignan.

Aout 1914, la guerre est déclarée. Le 12 août, le cavalier ARGELÈs rejoint le 19e régiment de dragons de Carcassonne qui se trouve désormais caserné à Castres. L’essentiel du régiment est déjà en Lorraine, au sein de la 10e division de cavalerie.

Il fait sans doute parti des 2 escadrons qui forment le groupe de réserve affecté à la 66e division, celle des réservistes catalans du 253e R.I. Ils quittent Castres le 16 août pour l’Alsace où de durs combats les attendent. Ils s’illustrent ainsi à la charge de Brunstatt. En octobre, la division prend part à l’attaque de la tête du Violu dans les monts des Vosges. Sur ce front, les conditions climatiques de l’hiver 14-15 sont terribles. Le cavalier ARGELÈs tombe finalement malade. Évacué vers l’arrière, il arrive à l’hôpital militaire Villemin de Paris.

Le 24 juin, il y décède des suites de maladie. Mort pour la France.

poilu Atge Joseph né le 29 08 1877 à Ria-Sirach mort le 09 04 1919 à Sete (34200) Inscrit sur le monument aux morts de
Classe 1897 Caporal

Joseph Henri Fructueux ATGE est né le 29 août 1877 à RIA. Il est le fils de Pierre Atge et de Marie Batlle, son épouse.

En 1877 il est coiffeur et habite RIA.

Déclaré bien pour le service militaire par le conseil de révision de 1897, il est incorporé au 15e R.I. le 16 novembre 1898. Il passe soldat de 1ère classe en mai 1899 puis achève son service à la fin de l’année 1901 et reçoit un certificat de bonne conduite. En mai 1902, il épouse à Rigarda Françoise Prats et s’installe alors dans la commune.

Août 1914, la guerre est déclarée. Passé dans l’armée territorial après ses 35 ans, le soldat ATGÉ rejoint donc le 126e R.I.T. Celui-ci va être envoyé en Tunisie pour remplacer les régiments d’active envoyés sur le front. Le 19 août 1914, le régiment embarque à Port-Vendres, cap sur Bizerte, avec la mission de maintenir l'ordre. Le soldat ATGÉ passe caporal en octobre 14. En Tunisie, la révolte gronde à la frontière tuniso-libyenne.

Profitant de l’entrée en guerre de l’Italie, les tribus libyennes se soulèvent et chassent les Italiens de Lybie. Les troubles s’étendent au sud tunisien. En septembre 1915, les insurgés attaquent Dehiba puis Remada. Le caporal ATGÉ va s’illustrer lors de ces combats dans le sud tunisien en 1915 comme en témoigne la médaille coloniale avec agrafe Tunisie qu’il a reçue en 1917.

Il rentre en France. Est-il présent aux obsèques de sa femme décédée en mai 1917 ? Il est placé en avril 1918 en sursis d’appel au titre des mines de Rabouillèdes, situées sur le territoire de la commune de Baillestavy.

Puis il tombe malade et est évacué sur l’hôpital complé-mentaire n°14 de Sète où il décède le 9 avril 1919, mort pour la France.

poilu Badie Fernand né le 27 06 1897 à Collioure mort le 31 03 1918 à Beauvais (60000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1917 Soldat

Fernand François Jean-Baptiste BADIE est né le 27 juin 1897 à Collioure. Il est le premier enfant de Jean Charles Badie et de Marie Reigner, instituteurs à Collioure. Marie Reignier est née en février 1866 à RIA de François Regnier, fondeur, et de Marie Pont.

Janvier 1916, la guerre est dans sa deuxième année et les besoins en soldats sont toujours aussi importants. Fernand, étudiant, est appelé à son tour. Déclaré bon pour le service armé, il est affecté au 80e R.I. de Narbonne, comme le Sirachois Jacques Pulau pour y commencer son instruction militaire. Une fois achevée, il est transféré, toujours avec Pulau, au 171e R.I. en octobre 1916 qu’il rejoint dans la Somme.

Le « bleuet » BADIE y reçoit le baptême du feu car le régiment tient les premières lignes dans le secteur de Bouchavesnes et de Bois Labbé, secteur particulièrement exposé. Le soldat BADIE est évacué quelques jours pour maladie en novembre 1916. En mars, le régiment retourne en Champagne, avant de participer à l’offensive du printemps 17 : la bataille du Chemin des Dames.

Après quelques jours de repos, le 171e arrive en juillet 1917 dans les Vosges. Il y restera jusqu’en janvier 18.

Mars 1918, l’offensive allemande a rompu le front en perçant nos lignes. le 29 mars, Le 171e est jeté dans la bataille à Sauvillers pour stopper l’avancée ennemie. À quel moment le soldat BADIE a-t-il été blessé ? Sa citation indique juste qu’il a fait preuve d’une conduite remarquable de courage dans ses missions d’agent de liaison avant d’être blessé.

Évacué, il meurt le 31 mars des suites de ses blessures à l’hôpital temporaire n°1 de Beauvais. Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

poilu Bernard Gaudérique né le 18 03 1881 à Ria-Sirach mort le 27 03 1915 à Mesnil-les-Hurlus (51800) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1901 Soldat

Gaudérique Joseph Jules BERNARD est né le 18 mars 1881 à RIA. Il est le dernier enfant de Joseph Bernard et d’Anne Fabre, cultivateurs dans la commune.

En 1906, il habite toujours Sirach, avec son père et la famille de son frère ainé Jean dans la demeure familiale.

Déclaré bon pour le service, il part en 1902 au 122e R.I.alors caserné à Montpellier. Il participe au corps expéditionnaire français envoyé en Crète en 1903 et achève son service en 1905 avec un certificat de bonne conduite. Il revient vivre à RIA où il est ouvrier usinier à la société des Hauts Fourneaux et Forges de Ria (Société Holtzer), dirigée par M. Pelet.

En 1908 il est élu au premier tour des élections municipales et devient maire, succédant ainsi à M. Pelet et exercera son mandat pendant 4 ans. Mandat souvent critiqué car on lui reproche d’être trop influencé par l’ancien maire, son directeur et employeur.

Aout 1914, la guerre est déclarée. Répondant à l’ordre de mobilisation générale, Gaudérique BERNARD se présente à la citadelle à Perpignan. Il va connaitre les premiers combats en Lorraine où les pertes furent nombreuses. Puis ce sera le terrible et sanglant hiver 14 en Belgique.

Début mars 1915, le régiment débarque dans le secteur de Somme-Tourbe en Champagne. Le 15 mars, il est dirigé sur la ferme de Beauséjour où il va être engagé. Les combats sont meurtriers, les pertes énormes. Pourtant il faut tenir. Le soldat BERNARD survit à cette première semaine sanglante mais le régiment est de nouveau en première ligne le 21 mars, devant la cote 196, célèbre par les attaques meurtrières qui s'y sont déroulées. Trop bien défendue, battue par les mitrail-leuses et les bombardements, la cote 196 est inaccessible.Le soldat BERNARD est tué à l’ennemi à Mesnil-les Hurlus au combat de la cote 196.

poilu Bini Christiano né le 00 00 0000 à Carrare mort le 17 01 1919 à () Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 20
poilu Boher Antoine né le 10 08 1879 à Ria-Sirach mort le 10 03 1915 à Limoges (87000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1899 Soldat

Antoine Clément Laurent BOHER est né le 10 août 1879 à RIA. Il est le 3e fils de Joseph Boher et de Marie Thérèse Delcasso, cultivateurs dans la commune.

En 1906, il habite toujours Sirach, avec son père et la famille de son frère ainé Jean dans la demeure familiale.

Déclaré bon pour le service lors du conseil de révision de 1899, il part rejoindre le 80e R.I. de Narbonne où il effectue 3 années de service. En 1906 et 1908, il effectue ses deux périodes d’exercices réglementaires au régiment d’infanterie de Perpignan. Entre temps, il s’est installé en région parisienne. En février 1909, il épouse à Ivry-sur-Seine, où il réside depuis 1907 sa cousine Thérèse Sole, originaire de Flassa.

Aout 1914 la mobilisation générale le rappelle à la citadelle de Perpignan. Il laisse sa femme enceinte d’un enfant, René, qui naitra l’année suivante. Il reprend l’instruction et est transféré fin octobre 1914, au 31e R.I qui est alors en Argonne. Il est affecté à la 10e compagnie. Les combats sont violents, les pertes nombreuses. Fin janvier, le 31e R.I est envoyé au repos pour quelques semaines.

Mi-février, le régiment repart en première ligne avec la mission de reprendre Vauquois. Il s’y emploie dès le 17 février mais il faudra deux semaines de combats furieux, d’attaques, de replis et de contre-attaques pour capturer l’objectif. Du 2 au 4 mars, l'ennemi cherche en vain, par de violentes contre-attaques et de forts bombardements, à nous faire évacuer Vauquois. Le 3 mars le soldat BOHER est blessé au bras et au côté droit par éclat d’obus. Evacué, il décède une semaine plus tard à hôpital militaire HB 139 bis, dit hôpital anglais de Limoges, installé dans l’Ecole Nationale d’Art Décoratif de Limoges

Il sera cité à titre posthume et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze.

poilu Bonnemaison Gaudérique né le 02 12 1879 à Ria-Sirach mort le 17 08 1918 à Vernet-les-Bains (66820) Inscrit sur le monument aux morts de
Vernet-les-Bains
Classe 1899 Soldat

Gaudérique Pierre Jean BONNEMAISON est né le 2 décembre 1879 à RIA. Il est le 2e fils de Pierre Bonnemaison et de Marguerite Sicre, cultivateurs dans la commune. En 1901, il travaille comme ouvrier mineur aux mines de Fillols, dirigées par M. Dineur et habite Sirach avec sa mère et sa soeur cadette, Marie.

En 1900, déclaré bon pour le service, il rejoint le 143e alors caserné à Albi pour effectuer son service militaire. Mais il ne peut l’achever, réformé dès 1902 pour problème médical. De retour à la vie civile, il se marie en 1903 à Perpignan avec Elisabeth Sicart. En 1904, il s’installe à Vernet.

Aout 1914, la guerre est déclarée. Suivant l’ordre de mobilisation générale, Gaudérique Bonnemaison rejoint le 53e RI à Perpignan. En octobre, Il est rapidement transféré au 15e RI puis à la fin du mois au 31e R.I qui est alors en Argonne. Il y part avec un autre Sirachois, Antoine Boher. Les combats sont violents, les pertes nombreuses. Mi-février, après quelques semaines au repos, le régiment repart en première ligne avec pour mission de reprendre Vauquois. Il s’y emploie dès le 17 mais il faudra deux semaines de combats furieux, d’attaques, de replis et de contre-attaques pour capturer l’objectif. Une fois capturée, la position va être occupée et aménagée pendant de long mois.

En juin 1915, il est placé en sursis d’appel aux mines de Vernet. Avec la loi Dalbiez, député des P.-O., l’armée a libéré des soldats pour les activités économiques vitales du pays, par exemple les mines de Fer du Canigou. Il retourne donc travailler à la mine à Vernet.

Il décèdera à Vernet le 17 aout 1918. Soldat sursitaire, oeuvrant pour la victoire en travaillant pour l’industrie sidérurgique, il reçoit la mention « Mort pour la France ».

poilu Cabau Jean né le 07 12 1886 à Ria-Sirach mort le 06 03 1916 à Bethincourt (55270) Inscrit sur le monument aux morts de
Le Port
Classe 1906 Sergent

Jean CABAU dit SIGAUD est né le 7 décembre 1886 à RIA. Il est le fils de Jean-Pierre Cabau et d’Elisabeth Loubet, cultivateurs dans la commune. Lors du recensement de 1891, la famille est retournée en Ariège dans la commune de Le Port d’où elle est originaire.

Déclaré bon pour le service armé lors du conseil de révision de 1906, il est incorporé au 10e régiment de dragons de Montauban en octobre 1907. Après deux années de service, il retourne à la vie civile. En 1913 il part s’installer à Marseille.

Août 1914, la guerre est déclarée. Jean CABAU rejoint rapidement Pamiers et la 19e compagnie du 259e R.I. Le 13 août, le régiment part pour la frontière puis participe aux combats d'Eton, de Consenvoye et du Bois des Chevaliers avec de très importantes pertes. Le soldat CABAU s’y illustre certainement car il est promu caporal en mars 1915 puis sergent le 29 octobre 1915 juste après avoir été cité, ce qui lui vaut la croix de guerre.

En février 1916, le 259e est envoyé à Verdun dans la région de Mort-Homme. Le 6 mars, l’artillerie allemande bombarde de façon extrêmement violente et précise les premières lignes des lisières nord du bois de Cumières et du bois des Corbeaux. A midi, l’artillerie allonge le tir et l’attaque d’infanterie commence. Le village de Forges est pris, le ruisseau franchi et l’ennemi aborde le bois. Le 259e repousse les premières vagues d’assaut mais ne peut tenir. Une fois le terrain conquis, l’ennemi reprend son bombardement pour hacher méthodiquement le bois et les positions françaises. Les tranchées et points d’appui n’existent plus. L’attaque se poursuit le lendemain. Au final, le régiment va perdre près de 1000 hommes en deux jours. Parmi eux le sergent CABAU. Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile d’argent à titre posthume.

poilu Capdet Rafaël né le 28 11 1887 à Ria-Sirach mort le 24 02 1917 à Perpignan (66000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1907 Sergent

Raphaël François Marius CAPDET est né le 28 novembre 1887 à RIA. Il est le dernier enfant de Joseph Capdet et de Marguerite Drapé, tisserands dans la commune. En 1901, Raphael habite avec ses parents et deux soeurs plus âgées, dont l’une Angèle est institutrice. Joséphine, l’aînée, est par ailleurs institutrice depuis 10 ans.

Cela semble une tradition familiale car Raphael se destine lui aussi à l’enseignement. En 1908 devant le conseil de révision il déclare être instituteur à Toulouges. Il s’y marie le 24 septembre 1908 avec Alexandrine Pujol, institutrice adjointe. L’année suivante, il part faire son service militaire au 53e R.I. de Perpignan, il sera promu sergent en 1911. Après deux tentatives faites pendant son service, il est finalement admis au Certificat d’Aptitude Pédagogique à la session de 1910 et obtient à la rentrée de 1911 un poste d’instituteur adjoint à Bages.

C’est là que la guerre le rattrape. Mobilisé, il rejoint la citadelle de Perpignan. Le sergent CAPDET y retrouve d’autres Rianais comme André Salgues. Il participera aux premiers combats en Lorraine où les pertes furent nombreuses. Puis le régiment est amené en Belgique où il participera à la défense d’Ypres. Les pertes sont lourdes et les conditions de vie de nos poilus sont très dures. Ce sera ensuite la Champagne en mars 1915. Sans doute affecté par les conditions météorologiques, le sergent CAPDET tombe malade (bronchite) et obtient un congé de 3 mois pour se soigner. Mais sa maladie perdure et il est finalement réformé en décembre 1915. Classé service auxiliaire en mars 1916, il est de retour au 53e R.I. en avril avant d’être à nouveau réformé, la bronchite touchant désormais les deux côtés. Il décède le 24 février 1917 à Perpignan.

poilu Coupet Jean né le 25 03 1885 à Ria-Sirach mort le 15 07 1918 à Maisons-en-Champagne (51800) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1905 Caporal

Jean Jacques Eugène COUPET est né le 25 mars 1885 à RIA. Il est le 6e et dernier enfant d’Isidore Coupet et de Célestine Acézat, cultivateurs dans la commune.

En 1905, il est commis-libraire à Perpignan et vit avec sa mère. Déclaré bon pour le service armé, il est affecté au 12e R.I. alors caserné à Perpignan. De retour à la vie civile, il reste à Perpignan, s’y marie en 1909 avec Jeanne Champel.

Aout 1914, la mobilisation générale est décrétée. Jean COUPET rejoint le 53e R.I. A côté de nombreux catalans, il connait les premiers combats en Lorraine où il s’illustre comme en témoigne sa nomination au grade de caporal et surtout sa croix de guerre avec étoile de bronze suite à sa citation à l’ordre du régiment. Puis il sera de toutes les pages de gloire du 53e R.I : en Champagne en 1915, à Verdun en 1916, aux Éparges, au Mont-Haut et à Bezonvaux en 1917. En septembre 1917, il est transféré au 163e R.I., 1ère compagnie. Avril 1918, le 163e est en Champagne.

Le 15 juillet 1918, l’ennemi lance la grande offensive qui devait lui permettre d’atteindre la Marne. Prévenue, la 4e Armée du Général Gouraud tend un piège aux Allemands. La première ligne est abandonnée, seulement occupée par des demi-sections dont fait partie le caporal COUPET. Le reste du régiment se place en retrait en 2e ligne.

A minuit, les Allemands déclenchent un feu d’enfer. Au petit matin, l’ennemi s’infiltrent par petits groupes. Surpris, les soldats allemands avancent lentement, craignant un guet-apens. Les artilleries allemandes et françaises se livrent un duel féroce. L’ennemi investit la pre-mière ligne mais ne progressera pas plus loin.

Le caporal COUPET est tué au point d’appui Les peupliers, à côté de Maisons-de-Champagne.

poilu Crambes Bernard né le 03 01 1894 à Ria-Sirach mort le 05 06 1916 à Vaux-devant-Damloup (55400) Inscrit sur le monument aux morts de
Sournia
Classe 1914 Soldat

Bernard François Julien CRAMBES est né le 3 janvier 1894 à Ria-Sirach. Il est le fils d’Henry Crambes et de Marie Fourment. En 1906, il vit à SOURNIA chez son oncle, le cordonnier Etienne Commenge et sa tante, Marie Crambes et va à l’école du village.

En 1914, au moment de se présenter devant le conseil de révision, Bernard est employé de commerce à Perpignan où habitent ses parents.

Août 1914, la guerre est déclarée. La classe 14 est appelée dès septembre. Bien que présentant un état de faiblesse, il est finalement reconnu bon pour le service armé et rejoint le 18 décembre le 81e R.I. de Montpellier. Après quelques mois d’instruction, il sera versé en avril 1915 au 416e R.I. qui vient d’être créé. C’est au sein de ce régiment, à la 9e cie, 3e bataillon qu’il participera aux combats de Champagne. Il y est d‘ailleurs blessé le 26 septembre devant Cappy, dans les environs de Beauséjour. Après une courte convalescence, il retourne au front en novembre et rejoint le 53e R.I.

Le 19 mai, le régiment est chargé de la défense du fort de Vaux, un bataillon en première ligne, un second en réserve au tunnel de Tavannes et le dernier au bivouac à Belrupt. Le 1er juin, l’ennemi a pris le bois de la Caillette et est en train d’encercler le fort. Le 2 juin, le fort est cerné et de fortes colonnes allemandes progressent vers Damloup. Le 3e bataillon se porte au devant. La lutte se poursuit dans le fort. Les Allemands utilisent des lance-flammes pour forcer les Français à reculer. Ceux-ci forment des barrages provisoires dans les galeries. de la forteresse. On se bat dans l’obscurité, à la grenade, au lance-flammes à la baïonnette ou encore à la pelle de tranchée. Le 5 juin, le soldat CRAMBES est tué face à l’ennemi. Il sera officiellement déclaré mort pour la France en 1918.

poilu Deixonne Michel né le 11 04 1879 à Ria-Sirach mort le 05 08 1917 à Prosnes (51400) Inscrit sur le monument aux morts de
Ville-sous-la-Ferté
Classe 1899 Soldat

Michel Jean DEIXONNE est né le 11 avril 1879 à RIA. Il est le 4e enfant d’Étienne Deixonne, roulier à Sirach et de Françoise Gri, sa femme.

En 1899, devant le conseil de révision, il déclare qu’il est domestique à Canet en Roussillon

Déclaré bon pour le service, il est incorporé en 1900 au 3e R.I. de Marseille où il effectue 3 années de service. A son retour à la vie civile, il s’installe à Perpignan où il fera ensuite ses périodes d’exercices au régiment d’infanterie de Perpignan. En 1910, il part s’installer au hameau de Clairvaux, à la Ville-sous-la-Ferté, dans l’arrondissement de Troyes, chez sa soeur Marie et son beau-frère Joseph Salgues, gardien à la maison centrale de Clairvaux. Il est employé d’usine.

Août 1914, la guerre est déclarée. Obéissant à l’ordre de mobilisation, Michel DEIXONNE se présente à la citadelle de Perpignan le 4 août. Relevant du 126e R.I.T. (vu son âge), il est transféré au 15e R.I. puis au 35e R.I.T. de Melun fin octobre 1914. Le régiment est déployé sur le front de l’Aisne. Il alterne alors les séjours en première ligne et les repos à l’arrière. Le soldat DEIXONNE remplit courageusement son devoir et est évacué en octobre 1916 après avoir été blessé à Vauquois. Action qui lui vaudra une première citation à l’ordre du régiment et la croix de guerre.

De retour au dépôt le 19 mars 1916, il va être transféré au 209e R.I. en juillet puis à la 13e compagnie du 248e R.I. en avril 1917. Le régiment va alors tenir le secteur d’Auberive (Champagne) pendant 2 mois puis le Mont Cornillet d’où les Allemands ont été chassés. Il faut empêcher l’ennemi de le reprendre et résister aux bombardements et attaques. Le soldat DEIXONNE y trouve la mort le 5 aout 1917. Il sera cité une deuxième fois à l’ordre du régiment à titre posthume.

poilu Esteve Joseph né le 17 10 1875 à Ria-Sirach mort le 17 10 1915 à Alger (Algérie) Inscrit sur le monument aux morts de
Classe 1895 Soldat

Joseph François Mathias ESTEVE est né le 17 octobre 1875 à RIA. Il est le fils de Charles Esteve, roulier et d’Anna Monpeiller, sans attache dans la commune.

En 1893, il s’engage pour 4 ans au 81e régiment alors caserné à Rodez. Il est promu tambour avant la fin de sa première année. Toutefois, sa carrière militaire va s’arrêter au début de l’année 1896. Est-il une tête brulée ou est-il réfractaire à la discipline militaire ? En tout cas, il est cassé de son grade et transféré en mars 1896 à la 3e compagnie de fusiliers de discipline basée à Mecheria en Algérie. Il y reste presqu’une année avant d’être renvoyé en métropole au 113e R.I. de Blois. Fin 1897, il retourne à la vie civile avec une attestation de repentir. Il se marie le 5 janvier 1898 à Perpignan avec Felicia Danin. En 1907, on le retrouve à Prades puis à RIA.

En 1909, changement de vie : il s’installe à Alger et fera sa dernière période d’exercices au 1er régiment de zouaves à la caserne d’Orléans à Alger. En 1914, il est bourrelier au domaine de Bouzehar, dans la commune de Duperré, canton de Médéa, au sud d’Alger.

C’est là que la guerre le rattrape. Mobilisé, il rejoint alors le 5e bataillon territorial de zouaves (BTZ) caserné à Tlemcen. Les territoriaux remplacent les unités d’actives qui sont envoyées sur le front en France ou en Orient et occupent donc des garnisons. Le 11 octobre 1915, il passe à la 3ème compagnie du 4e bataillon territorial de zouaves alors caserné à Alger. Il tombe malade, victime du paludisme. Hospitalisé, il décède le 17 octobre 1915 à l’hôpital militaire Maillot, à Bal-el-Oued à d’Alger.

poilu Fabre Jacques né le 12 01 1891 à Ria-Sirach mort le 17 06 1919 à Toulon (83000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1911 Matelot

Jacques Joseph Michel FABRE est né le 12 janvier 1891 à RIA. Il est le 3e fils de Jean Fabre, cordonnier et de Marguerite Fabre, son épouse.

En 1911, il habite avec ses parents à RIA et entre autres sa soeur cadette Rose, qui épousera quelques années plus tard Joseph Taurinya.

En avril 1911, devançant le conseil de révision, il s’est engagé pour 5 ans au 5e dépôt des équipages de la flotte de Toulon où il sera matelot mécanicien forgeron de 2 classe. Après une courte période d’instruction, il embarque à bord du croiseur cuirassé « Ernest Renan ».

Il va servir sur mer sur l’  « Ernest Renan » du 1er août 1911 au 16 février 1917. Au début de la guerre, au sein de la première division légère de la première escadre, il est chargé d’escorter les paquebots qui ramènent les troupes es colonies en métropole. Puis il va participer au blocus de la flotte autrichienne dans l’Adriatique. Avec l’entrée en guerre de l’Italie à nos côtés, L’armée navale était basée à Brindisi et sur l’île grecque de Corfou.

En 1916, il participe au transport des survivants de l’armée serbe entre Corfou et Salonique. Décembre 1916, l’  « Ernest Renan » rentre à Toulon avec à son bord le vice-amiral Dartige du Fournet. Le matelot FABRE restera à quai quand le cuirassé reprendra la mer puisqu’il quitte son service le 16 février 1917. Il est désormais affecté aux sous-marins de Toulon jusqu’en mars 1918. Il reste ensuite attaché aux services de la direction du port de Toulon.

Quand tombe-t-il malade ? Rien ne ‘indique sur sa fiche matricule mais il, décède le 7 juin 1919 à l’hôpital Sainte-Anne de Toulon d’une infection au foie (ictère infectieux) contracté pendant le service. Il se verra refuser la mention « Mort pour la France ».

poilu Fourquier Joseph né le 07 11 1884 à Ria-Sirach mort le 07 03 1915 à Wattwiller (68700) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1904 Sapeur-mineur

Joseph Blaise Ferdinand Fourquier est né le 7 novembre 1884 à RIA. Il est le 3e fils de Blaise Fourquier et de Marie Bonnet, roulier dans la commune.

En 1901, son père étant décédé depuis quelques années, il habite la maison familiale, à la Llisse, avec sa mère et son frère François, 20 ans, l’ainé Fructus s’étant installé. Il est manœuvre à l’usine Holtzer.

En 1904, c’est le passage devant le conseil de révision. Bénéficiant d’une dispense de service car son frère François y est déjà, il ne fera qu’un an. Ouvrier mineur, il est alors affecté au 2e Génie de Montpellier comme sapeur-mineur de 2e classe. De retour à la vie civile, il revient à RIA, travaille toujours à l’usine Holtzer et se marie en 1908 à RIA avec Marie Espérance Catherine Salgues, soeur d’André Salgues.

Le 3 août, le voilà de retour à la caserne du 2e régiment de génie suite à l’ordre de mobilisation générale. Il est affecté à la 13e compagnie du 16e bataillon qui constitue la compagnie divisionnaire de la 66e Division d’Infanterie de Réserve qui vient d’être mise sur pied.

Direction l’Alsace, la compagnie devant accompagner l’offensive chargée de reprendre ce morceau de terre de France hautement symbolique. Malheureusement, c'est un échec et la guerre va vite tourner en une guerre de position sur les crêtes des Vosges.

Les combats sur la montagne du Hartmannswillerkopf (ou Vieil Armand) sont extrêmement violents, d’où sont surnom de « mangeuse d’hommes ». Dans des conditions très dures, aux côtés des chasseurs alpins, les sapeurs de la 16/13 sont de tout temps en train d’organiser les lignes de défense mais aussi de participer aux attaques en facilitant le passage des fantassins à travers les réseaux défensifs allemands. C’est dans ces condi-tions que le sapeur-mineur FOURQUIER trouve la mort le 7 mars 1915. Mort pour la France.

poilu Fourquier Fructus né le 18 10 1875 à Ria-Sirach mort le 02 07 1915 à Marseille (13000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1895 Soldat

Fructus Paul Michel FOURQUIER est né le 18 octobre 1875 à RIA. Il est le fils ainé de Blaise Fourquier, roulier et de Marie Bonet.

Déclaré bon pour le service au conseil de révision de 1895, il part effectuer l’année suivante son service militaire au 12e R.I. de Perpignan. Mis en congé au bout d’un an car fils ainé de veuve, il revient vivre à RIA. En mai 1898, il épouse à RIA Anna Salgas. En 1902 et 1905, il retourne à la citadelle de Perpignan pour effectuer ses périodes d’exercices réglementaires. En 1906, il est manoeuvre pour la société Holtzer Dorian et Cie et habite la Llisse avec sa femme, sa belle mère et son neveu. En 1909, juste avant ses 35 ans, il passe dans l’armée territoriale. Il effectuera encore une période d’exercices en 1911 mais la chose militaire semble passée pour lui.

Aout 1914, la guerre est déclarée. Les plus jeunes comme les anciens sont mobilisés. À presque 40 ans, le 4 août, le soldat FOURQUIER rejoint ses camarades du 126e R.I.T. de Perpignan. Le régiment fournit des détachements pour la surveillance des côtes et de la frontière. Le 19 août, le régiment embarque à Port-Vendres pour BIzerte. Fin septembre, un contingent rentre en France pour renforcer les dépôts des régiments en métropole.

Quel a été le parcours du soldat FOURQUIER ? Le registre matricule ne donne aucun indice. On le retrouve à Marseille en juillet 1915. Il est à bord de la Ville d’Alger, un paquebot courrier de la Compagnie Générale Transatlantique. Il participe au déplacement des unités entre les colonies et la métropole. Le 18 juin, il arrive ainsi de Bizerte avec 2 batteries d’artillerie. Sans doute, le soldat FOURQUIER attend-il le départ pour la Tunisie pour rejoindre le 126e R.I.T. ? En tout état de cause, il décède à bord d’un problème cardiaque. Quatre mois après son frère cadet François.

poilu Frexinos Jacques né le 03 09 1872 à Ria-Sirach mort le 30 04 1916 à Bethincourt (55270) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1892 Lieutenant

Jacques Sébastien Joseph FREIXINOS est né le 3 septembre 1872 à RIA-SIRACH. il est le fils de Gilles Freixinos et d’Elisabeth Grand, cultivateurs dans la commune.

En 1893, il fait son service au 100e R.I. de Narbonne, monte rapidement en grade (caporal en 1894, sergent en 1895) et décide d’embrasser une carrière militaire. En 1898, il se marie avec Jeanne Failherez, de Ferrals (Aude). En 1910, adjudant, il prend sa retraite à Lézignan. En 1911, alors dans la territoriale, il est promu sous-lieutenant de réserve.

1er août 14, il est promu lieutenant de réserve puis, en octobre, est versé au 143e R.I. Il participera aux combats de Lorraine et des Flandres. En février 15, il passe au 161e R.I. comme lieutenant à titre temporaire. Le régiment est en Argonne et y restera jusqu’en mai. Il y perdra près de 3000 hommes. Entièrement reconstitué, le régiment monte en Champagne et participe à la grande offensive de septembre. Encore une fois le régiment fait preuve d’une grande bravoure et perd le tiers de son effectif. Il est placé au repos.

21 février 16, le régiment est placé en réserve d’armée. Le 7 mars, il est mis en alerte. Le 16 il relève dans des conditions difficiles les unités entre le Mort-Homme et Bethincourt. Les pertes sont lourdes. Pendant plusieurs semaines, le 161e occupe le secteur. Le 29 avril, à 18h30, la compagnie dirigée par le lieutenant FREIXINOS monte à l’assaut. Son objectif: prendre la «Tranchée Garçon» pendant que le 154e enlèvera la «Tranchée Corse». A 19h10, la tranchée ennemie est capturée. Le lendemain, l’ennemi contre-attaque, en vain, puis bombarde la tranchée nouvellement conquise. Touché par un obus, Le lieutenant FREIXINOS meurt à son poste. Il sera cité à titre posthume et inscrit au tableau spécial de la légion d’honneur.

poilu Grau Joseph né le 12 03 1890 à Ria-Sirach mort le 26 02 1916 en mer () Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1910 Sergent

Joseph GRAU est né le 12 mars 1890 à RIA. Il est le fils ainé d’Henri Grau et de Marie Mas, épiciers dans la commune.

En 1906, il n’est pas présent lors du recensement. Seul ses cadets Marie-Louis et François demeurent avec leurs parents. On le retrouve à Ria en 1910, lorsqu’il passe devant le conseil de révision. Il déclare être alors étudiant en droit.

Déclaré bon pour le service, il rejoint le 4e régiment de Zouaves et fera campagne en Algérie puis en Tunisie jusqu’en novembre 1913. De retour à la vie civile, il ne pouvait prévoir qu’il reviendrait très vite sous l’uniforme.

Août 1914, mobilisé, il rejoint le 24e R.I.C de Perpignan. Le Corps d’Armée Colonial va combattre en Belgique, participera à la victoire sur la Marne en septembre 1914. En 1915, le 24e R.I.C se bat en Champagne, dans le secteur de Beauséjour et de Massiges. En septembre 1915, le marsouin GRAU rejoint le 9e bataillon du 4e R.I.C. juste avant la grande offensive de Champagne. Puis en octobre il est transféré au 3e R.I.C. qui a subi de terribles pertes suite au combat du 25 septembre. Il y est nommé caporal.

Fin octobre, le 3e est relevé du front pour être réorganisé et il caserne à l’arrière jusqu’en janvier 1916 où il est désigné pour aller en Orient. Le caporal GRAU est promu sergent fourrier. Transporté à Lyon, le régiment se prépare pour cette nouvelle aventure. Le 23 février, le sergent GRAU s’embarque avec ses camarades sur le paquebot «La Provence» à Toulon. Le navire appareille pour Salonique qu’il doit atteindre moins d’une semaine plus tard. Mais il n’ y arrivera jamais.

Le 26 février, le sous-marin allemand U-35 croise au large du cap Mapatan (Grèce) et repère «la Provence». Torpillé, le navire sombre en 17 minutes, faisant 1 100 disparus, parmi lesquels figure le sergent GRAU. Il faudra attendre un jugement du tribunal de Cherbourg d’août 1917 pour qu’il soit officiellement déclaré mort.

poilu Grosselle Armand né le 19 04 1886 à Saint-Géniez-d'Olt mort le 21 03 1915 à Valmy (51800) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1906 Soldat

Armand GROSSELLE est né le 19 avril 1886 à Saint Géniez dans l’Aveyron. Il est le fils de Jean Baptiste Grosselle et de Jeanne Artigue, alors marchands ambulants de passage dans le village.

En 1906, il habite Perpignan où il est employé comme valet de chambre.

En 1907, il s’engage pour 4 ans au 24e RIC de Perpignan. De retour à la vie civile en 1911, il demande à bénéficier d'un emploi de facteur réservé aux anciens militaires. Poste qu’il obtient au début de l’année 1914. Enfin établi, il se marie alors à Ria le 21 février 1914 avec Philomène Viader, couturière à Prades, fille de Louis Viader et Philomène Basset de Ria.

Aout 1914, la guerre éclate. Les employés des Postes ne sont pas mobilisables, mais le répit fut très bref pour Armand GROSSELLE. Il est en effet remis à la disposition de l’autorité militaire, quitte sa femme enceinte et arrive au 53e R.I. de Perpignan début septembre. Il va connaitre les premiers combats en Lorraine où les pertes furent nombreuses. Puis ce sera le terrible et sanglant hiver 14 en Belgique. Sans doute, y apprend-il la naissance de sa fille, Jeanne.

Début mars 1915, le régiment débarque dans le secteur de Somme-Tourbe, en Champagne. Le 15 mars, il est dirigé sur la ferme de Beauséjour où il va être engagé. « Les combats de Beauséjour ont laissé un souvenir particulièrement terrible chez tous ceux qui y prirent part […] Combats journaliers et assauts par de petites unités […] qui nous faisaient éprouver des pertes sévères, mais avaient pour résultat de tenir le boche en haleine » (Historique du 53e R.I., p. 12) C’est au cours de ces journées meurtrières que le soldat GROSSELLE est blessé. Évacué, il meurt des suites de ses blessures à l’ambulance 2 à Valmy. Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre à titre posthume. Il repose à la nécropole nationale « Pont-de-Marson » à Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus (Marne).

poilu Guillandre Aldonce né le 07 01 1876 à Silly-en-Gouffern mort le 25 05 1916 à Froidos (55120) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1896 Caporal

Aldonce Louis Vital GUILLANDRE est né le 7 janvier 1876 à Silly-en-Gouffern dans l’Orne. Il est le fils de Vital Guillandre et de Louise Provost.

Engagé volontaire à 18 ans, il aura une carrière mouvementée. Devenu sergent, il est cassé de son grade en 1899 et transféré. Pas découragé, il se réengage, est envoyé au Tonkin alors en guerre. Puis ce sera la Chine. En 1901, il revient en France et passe caporal. 2 ans plus tard, il est à nouveau cassé de son grade. Après un autre séjour au Tonkin (1904-1906) et avoir connu au total 10 unités différentes, il arrive au 24e R.I.C. de Perpignan en juillet 1906. Le 10 août 1907, il épouse Rose Thérèse Fabre, de Ria puis retourne à la vie civile en 1909. En 1910, il est éclusier dans la Nièvre.

A ce titre non mobilisable en août 14, il ne sera pas pour autant oublié des autorités militaires. En novembre 1915, à presque 40 ans, il est de retour au 24e RI.C. Nommé caporal, il est cependant «renvoyé dans ses foyers ayant été convoqué à tort». Erreur ou non, la France a besoin de soldats et en janvier 1916, il est de nouveau convoqué. Il passe au 54e R.I.T. et affecté à la 7e Compagnie, 2e bataillon.

Le régiment est en Argonne. Il est affecté à la 37e division et a pour mission principale d’assurer les travaux nécessaires à l’aménagement du front (cantonnement, tranchées, routes …).

En février, le régiment est à Verdun. Il sera lancé dans la bataille pour bloquer l’avancée ennemie. Après un court repos, il est de nouveau dans le secteur. Le deuxième bataillon est mis à disposition du génie en arrière du front du côté d’Autrecourt. C’est là que le caporal sera accidentellement blessé à Jonchery . Souffrant d’un fracture du crâne, il est évacué sur l’ambulance de Froidos le 25 mai 1916 où il décède des suites de blessures de guerre. Mort pour la France.

poilu Holmières François né le 26 09 1893 à Perpignan mort le 12 04 1918 à Beauvais (60000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1913 Aspirant

François HOLMIERES est né le 26 septembre 1893 à Perpignan. Il est un enfant de l’assistance publique, sa mère Thérèse Holmières ne semblant pas en état de l’élever. Il est confié à Thérèse Branger qui habite la Llisse avec son fils et sera élevé comme un enfant de RIA.

En 1913, lorsqu’il passe devant le conseil de révision, il est élève-maître à l’école normale de Perpignan. Il obtient un sursis pour terminer ses études. En 1914, il réussit son certificat d’aptitude pédagogique qui aurait dû faire de lui un instituteur de la IIIe République. Malheureusement, la guerre est déclarée et son sursis au service n’est pas renouvelé, l’empêchant de prendre un poste d’instituteur adjoint.

Il est affecté au 53e R.I. de Perpignan. Son instruction commence alors. De par ses compétences et son attitude, il passe rapidement caporal en novembre 14 puis sergent en octobre 1915. Cette promotion est à rapprocher de sa citation à l’ordre de la brigade suite à un acte de bravoure lors du combat de Moronvillers, citation qui lui vaut la croix de guerre. Après la Main de Massiges, le 53e se retrouve à Verdun et c’est à la défense du fort de Vaux que le sergent Holmières est blessé et évacué.

De retour dans son régiment, il survit encore aux combats des Éparges et du Mont-Haut, en Champagne, et continue à démontrer de belles qualités. En juillet 1917, il est nommé au grade d’aspirant à la 3e compagnie de mitrailleuses (CM3), ce qui lui ouvre les portes du rang des officiers.

Fin mars 1918, le 53e est amené sur la Somme pour stopper la grande offensive allemande. Le 53e prend position autour de Mailly-Raineval et affronte en rase campagne les premiers éléments allemands qui ont franchi l’Avre. La CM3 appuie le 3e bataillon qui occupe le centre de la première ligne. Le 31 mars 1918, l’aspirant HOLMIERES est grièvement blessé et évacué sur l’hôpital temporaire n°1 de Beauvais. Il y décède 12 jours plus tard, des suites de ses blessures.

huillo_j Huillo Jean né le 28 09 1897 à Ria-Sirach mort le 12 08 1918 à Élincourt (60157) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1917 Caporal

Jean Joseph HUILLO est né le 28 septembre 1897 à RIA. Il est le fils de François Huillo, cordonnier à Ria et de Marie Catherine Bonet, sa femme.

En 1906, il habite le village avec son père, sa belle-mère et son frère cadet.

Janvier 1916, la guerre est dans sa deuxième année et les besoins en soldats sont toujours aussi importants. Jean est appelé à son tour. Déclaré bon pour le service armé, il est affecté au 15e R.I. d’Albi pour y commencer son instruction militaire qu’il termine avec le grade de caporal. Il rejoint le front au début de novembre 1916. Quelques mois plus tard, il passe au 6e RI le 30 mai 1917, alors au repos en arrière de Verdun.

En juillet le régiment prépare dans la région de Thionville la grande attaque du 20 août où le caporal HUILLO va s’illustrer.

Ce jour, malgré de violents tirs de barrage et le feu des mitrailleuses allemandes, le 6e RI s’élance et atteint tous ses objectifs. Le régiment a perdu plus de 1000h. Sa conduite vaut au caporal HUILLO une citation à l’ordre du régiment et donc la croix de guerre avec étoile de bronze. En octobre 17, reconstitué par des renforts, le régiment remonte en première ligne, en Lorraine, où il reste jusqu’en juin 1918.

Début aout, le régiment est envoyé bloquer l’avancée allemande à Compiègne. Puis il passe à l’offensive. Il franchit le Matz et se dirige vers Elincourt. Le 12 le régiment doit traverser le massif boisé de Thiescourt. Il progresse difficilement, les Allemands résistant pied à pied. Le caporal HUILLO est tué par balle ce jour, près d’Élincourt dans le bois de Facq. Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile d’argent à titre posthume.

poilu Hullo Joseph né le 18 03 1883 à Codalet mort le 30 03 1919 à Ria-Sirach (66500) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1903 Soldat

Joseph Martin Blaise HULLO est né le 18 mars 1883 à Codalet. Il est le 4e fils de Martin Hullo, fondeur puis cultivateur à RIA et de Marguerite Fourquier, son épouse.

En 1903, lorsqu’il se présente au conseil de révision, il habite à RIA où il est manoeuvre. En 1906, sa mère vit dans le village avec ses cadets, Marie et Martin.

Déclaré bon pour le service, il est incorporé en 1904 au 16e escadron du Train des équipages militaires (E.T.E.M.). Il est envoyé l’année suivante en Tunisie au sein de la 12e compagnie où il reste jusqu’à sa libération en 1907. De retour à la vie civile, il revient vivre à RIA où il trouve un emploi d’ouvrier à l’usine Holtzer et se marie en 1909 avec Thérèse Castagné. En 1910, son fils Jean naît.

Août 1914, la guerre est déclarée. Suivant l’ordre de mobilisation générale, il se rejoint à Lunel son unité, le 16e escadron territorial. Le rôle des E.T.E.M. est d’assurer la logistique, le transport des munitions dans la zone des armées.

Le 5 octobre 1915, le soldat HULLO est transféré au 56e régiment d’Artillerie puis quelques semaines plus tard à la 63e batterie du 116e régiment d’artillerie lourde (R.A.L.) qui vient de se constituer à partir du 56e R.A.C. Après la période nécessaire à l’entrainement et la constitution des batteries et équipages, le 116e R.A.L. va être employé sur le front de l’Aisne, de l’Argonne et surtout de Verdun-rive gauche de janvier à octobre 1917.

En septembre 1917, le soldat HULLO passe au 115e R.A.L. puis au 109e R.A.L. un mois plus tard avant de revenir au 115e R.A.L. en mars 1918. C’est avec cette unité qu’il finira la guerre. Démobilisé le 19 février 1919, il se retire, sans doute épuisé à RIA. IL y décède un peu plus d’un mois plus tard.

poilu Hullo Marcel né le 14 07 1899 à Béziers mort le 30 09 1919 à Ria-Sirach (66500) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1919 Matelot

Marcel Eugène Victor HULLO est né le 14 juillet 1899 à Béziers. Il est le dernier enfant de Pierre Hullo, gendarme et de Joséphine Deixonne, son épouse.

En 1918, il habite à RIA ainsi que sa mère, son père étant décédé.

Trop jeune au début de la guerre, il devance son service en s’engageant pour 5 ans le 17 septembre 1917, juste après ses 18 ans, à la mairie de Perpignan au titre du 5e dépôt des équipages de la flotte de Toulon. Peut-être est-ce un moyen d’échapper à un mobilisation dans l’armée de terre et donc au risque de mourrir sur le front ?

Il arrive 2 jours plus tard à Toulon et est matelot de 3e classe. D’après sa fiche, il a été ensuite formé au poste de timonier.

En février 1919, il se blesse en tombant d’un navire, peut-être le cuirassé Courbet, et est hospitalisé le 29 mars.

Depuis 1916, le cuirassé « Courbet » appartient à la première escadre, 2e division (cuirassés Courbet, Paris, Jean Bart et Condorcet) de l’Armée Navale. Affecté en Méditerranée, le « Courbet », basé à Corfou, participe au blocus contre la marine austro-hongroise maintenue en mer Adriatique en organisant un barrage dans le canal d'Otrante, entre l’Italie et l'Albanie.

Sa blessure a certainement du l’affaiblir. Car le 10 avril, le matelot HULLO tombe malade et est à nouveau hospitalisé jusqu’au 25 juin 1919 : il est victime d’une tuberculose pulmonaire ouverte. Affaibli, une fois sorti de l’hôpital, il est mis en congé de convalescence et rentre, très affaibli, à RIA.

Le 12 septembre 1919, son congé de convalescence est prolongé d’un mois, preuve de la gravité de son état. Il décède deux semaines plus tard des suites de sa blessure.

poilu Julia François né le 28 02 1897 à Ria-Sirach mort le 08 02 1916 en mer () Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1917 Matelot

François Blaise JULIA est né le 28 février 1897 à RIA. Il est le fils ainé d’Henri Julia et d’Anne Soler, marbrier et couturière dans la commune.

En 1906, il vit dans la maison paternelle, dans le quartier du pont, avec ses parents et son jeune frère Louis, né en 1904. En 1914, il est marbrier, sans doute avec son père chez Bernard Bernard et Compagnie.

Dès ses 17 ans, Il s’engage dans la marine à Toulon. Affecté comme apprenti-chauffeur, il débute sa formation au dépôt des équipages de la flotte. Quand rejoint-il son premier poste sur un navire de guerre ?

En tout cas, en février 1916, on le retrouve à bord du croiseur cuirassé Amiral Charner. Il y est chauffeur, c’est-a-dire affecté aux chaudières. L’Amiral Charner est un croiseur cuirassé qui déplace ses 4700t à la vitesse de 17 noeuds grâce à deux machines Creusot cumulant 8800cv.

En septembre 1915 il participe avec plusieurs navires de la marine française à l’évacuation de 4000 Arméniens qui s’étaient réfugiés dans le nord d’Antioche pour échapper aux persécutions génocidaires de l’armée ottomane. En décembre, l’Amiral Charner, avec la Jeanne d’Arc, contribue à la prise de l’ile de Castellorizo au large de la Turquie.

Le 8 février, l’Amiral Charner fait route vers Port Saïd, en Egypte. Il est torpillé à 15 miles environ à l’ouest de Beyrouth par le sous marin allemand U-21. Le navire coule en 2 minutes. Un seul survivant sera récupéré quelques jours après par les navires partis à la recherche du croiseur.

C’est dans ces conditions que le matelot JULIA a disparu le 8 février 1916 avec son navire. Mort pour la France. Il sera décoré à titre posthume de la croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille militaire.

poilu Lalorre Georges né le 17 08 1887 à Ria-Sirach mort le 13 04 1915 à Maricourt (80360) Inscrit sur le monument aux morts de
Classe 1907 Sous-Lieutenant

Georges Gaston Emile MONET est né le 17 août 1887 à RIA. Il est le fils de Marie Monet, couturière à Perpignan. Veuve et enceinte, elle est venue accoucher à Ria. Son père est le capitaine Georges Charles Lalorre, veuf lui aussi, alors affecté au 53e R.I. En 1903, il est officiellement reconnu et prend le nom de Lalorre.

Il grandira alors dans les villes de garnison où son père poursuit une haute carrière militaire qu’il achève avec le grade de général de brigade.

En octobre 1905, alors étudiant, Georges LALORRE s’engage pour 3 ans au 13e régiment de Chasseurs de Béziers où il passe rapidement brigadier puis maréchal des logis. À la fin de son engagement, il décide de quitter l’armée. On ne sait ce qu’il fait ensuite.

A la mobilisation générale, il rejoint le 6e régiment de cavalerie puis en octobre 1914 le 27e Dragons qui se trouve engagé dans le secteur de Notre-Dame de Lorette face à la poussée allemande. Après une brève période de repos pour reconstituer le régiment durement touché par les combats, ce sera la découverte des tranchées en Champagne.

Février 1915, à l’instar de nombreux sous-officiers de cavalerie, Georges LALORRE est promu sous lieutenant de réserve à titre temporaire et versé aussitôt au 224e où il est affecté comme chef de section à la 21e Cie.

Le régiment est du côté de Maricourt. Les 20e et 21e Cies se relaient régulièrement en première ligne, pour tenir sous le feu allemand.

A 21h30, le 12 avril, la 21e compagnie monte relever la 20e au moulin de Fragny. Le lendemain, le sous-lieutenant LALORRE est tué d’une balle dans la tête à travers un créneau de la tranchée.

Décoré à titre posthume de la croix de guerre avec étoile d’argent, il sera aussi inscrit au tableau spécial de la légion d’honneur.

poilu Lhoste Henri né le 03 01 1891 à Ria-Sirach mort le 29 08 1918 à Villers-Cotterets (02600) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1911 Brigadier

Henri Jean François LHOSTE est né le 3 janvier 1891 à RIA. Il est le fils de Jean Lhoste et de Rosine Salgas, cultivateurs dans la commune.

Il est élevé dans la maison de son grand-père paternel (François Salgas) jusqu’au début du siècle. Ensuite, il quitte le village.

En 1911, la famille habite Ayguatebia.

En 1909 il s’engage pour 4 ans au 23e Régiment d’Artillerie (23e R.A.). Puis en 1910, cherchant à se rapprocher, il passe au 19 R.A. de Nîmes. En 1913, il achève son engagement et quitte l’armée avec un certificat de bonne conduite.

Il devient ensuite employé permanent de l’administration des Postes et des Télégraphes et à ce titre n’est pas mobilisable le 2 août 1914. Mais le sursis est de courte durée, car il est rappelé à la fin du mois et intègre le 60e R.A.C. (régiment d’artillerie de campagne) de Troyes. Celui-ci est équipé des fameux canons de 75.

Le soldat LHOSTE fera toutes les campagnes du régiment, entre autres la Lorraine et les Flandres en 1914, l’Artois et la Champagne en 1915, Verdun et la Somme en 1916, le Chemin des Dames en 1917, la Marne en 1918.

Le 1er octobre, à l’occasion d’une réorganisation du régiment il est promu brigadier (l’équivalent de caporal dans l’infanterie).

En 1918, le régiment participe à l’offensive française qui aboutira à la victoire. Lors d’un déplacement, un camion transportant des obus prend feu au milieu des troupes. Avec ses camarades, il se précipite pour sauver ce qui peut l’être. Malheureusement, les munitions explosent. Le bilan est lourd : 10 artilleurs tués, 24 blessés. Grièvement blessé, le brigadier LHOSTE est évacué sur l’hôpital de Villers-Cotterets ; il y décède 2 jours plus tard de ses blessures.

Il sera décoré à titre posthume de la croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille militaire.

poilu Mas François né le 16 11 1895 à Ria-Sirach mort le 29 03 1917 à Suippe (51600) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1915 Soldat

François Sébastien Paul MAS est né le 16 novembre 1895 à RIA. Il est le fils aîné de Sébastien Mas, fondeur chez Holtzer Dorian et Cie et de Marguerite Fillols, sa femme. En 1906, François habite le village avec ses parents et sa soeur Espérance.

Il est usinier en 1914, sans doute à l’usine Holtzer avec son père. D’abord ajourné pour faiblesse, il est finalement déclaré bon pour le service. Il est incorporé en août 1915 mais pour peu de temps car il est réformé pour un problème au genou. Toutefois l’armée a besoin de soldats et il est finalement déclaré bon pour le service par la commission de réforme en décembre 1915 et affecté au 143e R.I. de Castelnaudary.

Il arrive à la caserne en janvier 1916 pour débuter son instruction qui va durer 6 mois Le 23 juillet il part rejoindre son unité au front, en Argonne alors que le 143e R.I. se prépare à entrer dans l’enfer de Verdun. Le 14 août, il monte en première ligne dans le bois de Vaux Chapitre où il doit tenir face aux attaques allemandes. Il remplit sa mission après avoir perdu plus de 1000h.

En novembre le soldat MAS est transféré au 225e R.I., 22e compagnie, qui occupe les tranchées du saillant de Tahure.

Le 28 mars, après un violent bombardement, les Allemands lancent une coup de main sur la 22e compagnie au saillant du Gratreuil, au nord-est de Tahure. Il blesse les 3 occupants d’un poste avancé, dont le soldat MAS pour ensuite attaquer nos tranchées et faire des prisonniers. Grièvement blessé, François MAS est évacué sur l’ambulance 2/60 où il décède le lendemain des suites de ses blessures. Il sera cité à l’ordre du régiment et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

Il est Inhumé au cimetière de Somme-Suippe.

poilu Palau André né le 18 12 1897 à Prades mort le 20 08 1917 à Mort-Homme (55100) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1917 Caporal

André Martin François PALAU est né le 18 décembre 1897 à Prades. Il est le premier fils de Joseph Palau qui a épousé à RIA en 1890 Marie Fajole.

En 1901, la famille était venue s’installer à RIA. André y grandit avec ses soeurs. Lorsque la guerre débute, il n’a que 16 ans et est encore aux études. Mais les appels sont devancés et il doit partir faire son service militaire au début de l’année 1916.

Il est affecté au 146e R.I puis très vite il passe au 15e RI d’Albi (même division que le 53e R.I. de Perpignan). Le soldat PALAU est alors engagé dans la terrible bataille de Verdun. Il est promu caporal le 28 oct. 1916.

Puis il va connaître les champs de bataille de l’Argonne avant un retour dans le secteur de Verdun (cote 304).

Le 23 juillet 1917 il est transféré au 81e R.I de Montpellier. Celui-ci prépare, en arrière, la grande attaque du 20 août qui doit amener la reprise définitive du terrain conquis par l’offensive allemande de février 1916 à Verdun. Les 18 et 19 août, les bataillons montent en première ligne. La progression est difficile, les obus toxiques qui tombent obligent les hommes à marcher avec les masques à gaz.

Le 20, juste avant la levée du jour, le 81e R.I s’élance à l’assaut du Mort-Homme. Les hommes progressent vite, malgré les bombardements et les mitrailleuses. les sommets sont atteints en 3 heures de temps. Le régiment repousse alors des contre-attaques ennemies.

Par cette action d’éclat, le 81e R.I reçoit sa deuxième palme et la fourragère verte et rouge.

Décembre 1917, le caporal PALAU n’est plus présent sur les contrôles. Il est dans un premier temps considéré comme blessé évacué puis finalement il est porté disparu. Il sera déclaré Mort pour la France en août 1921.

parent_m Parent Martin né le 25 11 1882 à Ria-Sirach mort le 14 05 1915 à Aix-Noulette (62160) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1902 Sous-Lieutenant

Martin Félix Joseph PARENT est né le 25 novembre 1882 à RIA. Il est le fils aîné de Félix Parent et de Marie Bernard, cultivateurs dans la commune.

En 1901, il habite la Llisse avec son père et ses trois soeurs, Rosine, Joséphine et Marie. Il travaille sur les terres de son père.

En 1903, il part faire son service militaire au 158e R.I. alors caserné à Lyon. Il semble y montrer de réelles aptitudes et est promu assez rapidement caporal puis sergent. Il décide de faire carrière et se réengage dans le 158e. En garnison à Lyon, il se marie le 4 novembre 1911 avec Alixe Marie DURANT.

La guerre déclarée, le sergent PARENT participe à l’offensive des Vosges (août 1914) puis à celle d’Alsace et se bat bravement pour empêcher l’armée allemande de déboucher en Lorraine. Le 4 septembre, il est promu adjudant. Viennent ensuite les terribles batailles de la Marne, d’Ypres. L’adjudant PARENT se distingue lors des combats et est cité à l’ordre de l’armée.

Le 13 décembre 1914, il est promu à titre provisoire sous-lieutenant.

En mai 1915 le 158e est en Artois et combat dans les environs de Noulette. Le 14 mai, le sous-lieutenant PARENT, à la tête de la 4e compa-gnie, se lance à l’assaut des tranchées allemandes. Bloqué par un réseau de fils de fer barbelés, pris sous un feu violent de mitrailleuses et d’infanterie, soldats, officiers et troupes y laissent la vie.

Le sous-lieutenant Martin PARENT est mort pour la France, «tué à l’ennemi». Il sera inscrit à titre posthume au tableau spécial de la Légion d’honneur.

poilu-1914 Pech Étienne né le 22 06 1879 à Saint-Paul-de-Fenouillet mort le 06 09 1914 à Blaise-sous-Arzeillères (51300) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1899 Sergent

Etienne Julien PECH est né le 22 juin 1879 à Saint-Paul de Fenouillet. Il est le 2eme enfant d’Antoine Pech et d’Anne Doutre, cultivateurs dans la commune et est élevé dans la maison de son grand-père maternel.

En 1897, il s’engage au 61e R.I. d’Aix-en-Provence où il passe rapidement caporal. Il part ensuite en Chine dans le corps expéditionnaire. Cassé de son grade pour s’être enivré, il rentre en France en 1901 et quitte l'armée. Est-ce l’aventure qui lui manque ? Il se réengage en 1904 au 4e R.I.C. En 1912 il est nommé sergent au 4e régiment de tirailleurs sénégalais. Juste avant, il s’était marié à RIA avec Anne Marguerite Boher, fille de Gaudérique Boher et de Thérèse Salettes, de Sirach.

En avril 1914, on le retrouve au 24e R.I.C. de Perpignan. La guerre déclarée, le sergent PECH part au combat. Le 24e R.I.C. se met en route le 10 août 1914 pour le nord de la France. Au sein du Corps d’armée Colonial, il doit prendre part à l’offensive en direction de Neufchâteau le 21 août. Mais il est rapidement bloqué à quelques kilomètres de la frontière où le régiment subit des pertes élevées.

Le 6 septembre, l’armée a reçu l’ordre d’arrêter la retraite et de résister sur la Marne. Le régiment est en position à Blaise-sous-Arzellières.

Au matin, il se lance à l’assaut de Frignicourt qui a été évacué par le XIIe corps. La progression est difficile sous le feu des mitrailleuses ennemies et les pertes sont nombreuses. Le régiment tient malgré tout la ligne Frignicourt-Bignicourt. C’est au cours de ces combats meurtriers que meurt pour la France le sergent PECH.

poilu-1914 Plantalech Raymond né le 28 12 1890 à Ria-Sirach mort le 24 09 1914 à Bernécourt (54470) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1910 Soldat

Raymond Jean Justin PANTALECH est né le 28 décembre 1890 à RIA-SIRACH. Il est le fils ainé de Jean Plantalech, de nationalité espagnole, et de Marie Salgues, cultivateurs dans la commune.

En 1906, il vit dans la maison familiale à Sirach avec ses 3 frères et soeur cadets, Georges, Françoise et Jean.

En 1910, au moment de passer devant le conseil de révision, il est cultivateur et exploite la ferme familiale depuis le décès de son père. Classé soutien de famille, il n’est déclaré bon pour le service qu’en 1912. Il rejoint alors le 53e R.I. de Perpignan.

Aout 14, la guerre est déclarée. Le régiment est sur le pied de guerre et, selon les plans de la mobilisation, est rapidement envoyé à la frontière allemande. Faisant partie de la IIe Armée, le 53e R.I. doit participer à la libération de la Lorraine. L’offensive échoue devant la puissance de l’armée allemande. Le régiment défend la trouée des Charmes puis va rejoindre la défense de Nancy lors de la bataille du Grand Couronné.

Le 23 septembre, le régiment monte en première ligne sur la route de Noviant-aux-Prés à Bernécourt. L’artillerie allemande cause de nombreuses pertes. Le 24, le 53e va attaquer en vain toute la journée le bois de la Voisogne.

Les mitrailleuses allemandes fauchent les vagues successives qui essayent de prendre pied dans le bois. Malgré le courage des soldats en pantalon garance, le régiment ne peut atteindre son objectif et doit s’accrocher au terrain pour faire face à une contre-attaque.

C’est au cours de ces combats meurtriers que le soldat PLANTALECH est porté disparu. Il ne sera officiellement déclaré mort pour le France qu'après la fin de la guerre.

poilu Pont Alban né le 13 03 1896 à Perpignan mort le 04 09 1916 à Soyécourt (80200) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1916 Soldat

Alban Jacques Emile PONT est né le 13 mars 1896 à Perpignan. Il est le fils de Jacques Pont, négociant à Perpignan et d’Albanie Vaissière, son épouse.

Sans doute est-il venu durant son enfance à RIA, son grand-père paternel, Emile PONT, y étant buraliste.

Août 1914, la guerre éclate. Alban est trop jeune. Il est employé dans l’administration des finances à Narbonne, comme surnuméraire aux contributions indirectes. Mais l’armée a besoin de plus en plus de soldats pour compenser les pertes terribles des premiers mois. La classe 1915 est appelée en avance et bientôt c’est au tour de la classe 1916 de partir. Il est donc convoqué devant le conseil de révision de l’Aude

Le 12 avril 1915, il est incorporé au 158e R.I. pour y commencer son instruction militaire. A-t-il rejoint son régiment au début du printemps ? Auquel cas il aura connu et survécu à l’enfer de Verdun où le 158e s’illustre dans la défense du village de Vaux en mars 1916 au prix de lourdes pertes.

Le 4 septembre, le régiment attaque entre Soyécourt et Vermandovillers. À gauche le 1er bataillon, malgré les tirs de barrage et la fusillade ennemie, enlève les tranchées ennemies (tranchées des gourgandines, boyau du prunier) sur une profondeur de 1500m après un très violent combat à la grenade. A droite, le 3e bataillon progresse en dépit d’une résistance acharnée et conquiert le bois de Page pour éviter d’être pris de flanc. Dans la nuit du 4 et le lendemain, l’ennemi cherche par des contre-attaques à récupérer ses positions mais le 158e tient bon. Le régiment sera d’ailleurs cité à l’ordre de l’armée pour sa très bonne tenue lors de l’attaque de Soyécourt. Il a perdu plus de 500 hommes, dont le soldat PONT. Mort pour la France.

Celui-ci sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

poilu Pul(au)o Jacques né le 08 05 1897 à Ria-Sirach mort le 24 12 1917 à Wissenbach (88520) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1917 Soldat

Jacques Stanislas PULAU est né le 8 mai 1897 à RIA. Il est le sixième et dernier enfant de Stanislas Pulau et de Marie Deixonne, propriétaires exploitant dans la commune.

En 1906, Jacques habite Sirach avec ses parents et 3 de ses ainés, Elisa 18 ans, Pierre 16 ans et François 12 ans.

Janvier 1916, la guerre est dans sa deuxième année et les besoins en soldats sont toujours aussi importants. Alors que son frère Pierre est dans l’artillerie, Jacques est appelé à son tour. Déclaré bon pour le service armé, il est affecté au 80e R.I. de Narbonne pour y commencer son instruction militaire. Une fois achevée, il est transféré au 171e R.I. en octobre 1916 qu’il rejoint dans la Somme.

Le « bleuet » PULAU y reçoit le baptême du feu car le régiment tient les premières lignes dans le secteur de Bouchavesnes et de Bois Labbé, secteur particulièrement exposé. Il y restera jusqu’à mi-décembre avant de profiter d’un repos bien mérité. En mars, le régiment retourne en Champagne, avant de participer à l’offensive du printemps 17 : la bataille du Chemin des Dames. Le 5 mai le régiment s’élance et conquiert tous ses objectifs malgré des pertes énormes. Le soldat PULAU a traversé ces épreuves sans blessure.

Après quelques jours de repos, le 171e arrive en juillet 1917 dans les Vosges. Plus précisément dans le secteur de la Croix le Prêtre (commune de Wisenbach) à proximité du Violu. Evacué pour maladie, le soldat PULAU revient quelques temps plus tard. En tout cas, il s’y trouve à la veille de Noël 1917. Le JMO du régiment signale pour ce jour un coup de main exécuté sur les saillant des Yraux (à l’est de la Croix le Prêtre) par le groupe d’attaque de la 3e Cie qui occasionne les seules pertes humaines du régiment. Il sera cité et décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

poilu Ques Martin né le 23 09 1880 à Taurinya mort le 20 11 1918 à Ria-Sirach (66500) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1900 Soldat

Martin Fructus Joseph QUES est né le 23 septembre 1880 à Taurinya. Il est le fils de Fructus Ques et de Rose Picart.

En 1900, lorsqu'il se présente au conseil de révision, il habite Taurinya où il cultive sa terre et sa vigne.

Déclaré bon pour le service armé, il est incorporé à la fin de l’année 1901 au 96e R.I. de Béziers. Il passe soldat de 1ère classe et finit son service en 1904 avec un certificat de bonne conduite. En 1906, il épouse Marie Anglès et deux ans plus tard il s’installe à RIA où il est mineur.

Août 1914, la guerre est déclarée. Mobilisé, il rejoint le 53e R.I. de Perpignan. Après sans doute une courte période d’instruction, le soldat QUES a certainement rejoint son unité sur le front. Participe-t-il aux combats durant l’hiver 14 ? En tout cas, on le retrouve en Champagne en septembre 1915. Le 25, le 53e se lance à l’assaut des tranchées allemandes de Moronvillers devant le Mont-sans-Nom. Les pertes sont terribles. C’est certainement au cours de ces combats que le soldat QUES est blessé par éclat d’obus qui lui sectionne le petit doigt de la main droite car il entre le 27 septembre à l’hôpital n° 52 à Fontainebleau avant d’être transféré à l’hôpital n°17 d’Héricy d’où il sortira le 22 novembre. 3 jours plus tard, il est détaché comme mineur aux hauts fourneaux et forges de Ria où il passera quelques mois, proche de sa famille. Il est de retour au dépôt en avril 1916.

Fin avril 17, il est placé en sursis d’appel au titre des mines de Fillols où il précède Jean Salles. Avec la loi Dalbiez, député des P.-O., l’armée a libéré des soldats pour les activités économiques vitales du pays. Il revient vivre à Ria.

Il y décède le 20 novembre 1918 de maladie. Soldat sursitaire, oeuvrant pour la victoire, il reçoit la mention « Mort pour la France ».

rigat_f Rigat François né le 31 10 1888 à Ria-Sirach mort le 05 08 1918 à Mont Notre Dame (02220) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1908 Sergent

François Pierre Félix RIGAT est né le 31 octobre 1888 à RIA. Il est le fils aîné de Gabriel Rigat, catalan du sud qui s’est installé à RIA comme menuisier et qui a épousé en 1887 une fille du village, Marie-Constance Anna Parent, couturière.

En 1906, il habite le quartier du pont avec ses parents, son frère Gabriel, 11 ans et sa petite soeur Alphonsine, 7 ans. Il travaille dans l’atelier de son père.

Appartenant à la classe 1908, il passe devant le conseil de révision du bureau de recrutement de Perpignan qui le déclare bon pour le service. Menuisier de formation, il est affecté à la 16e section de Commis et Ouvriers militaires d’administration (16e SCOA) en octobre 1909. Il devient Caporal en 1911 avant de se réengager dans l’armée.

La mobilisation le trouve toujours dans cette 16e SCOA où il passera une grande partie du conflit.

En novembre 1917, il est envoyé au 140e R.I qui a besoin de renforts suite aux terribles pertes subies lors des offensives du chemin des Dames et de la Malmaison. Puis en avril 1918 il est transféré au 307e R.I., lui aussi très éprouvé par les combats.

En juillet 1918, le 307e participe à la grande offensive alliée qui allait conduire à la victoire. Installé dans le secteur américain, il reçoit l’ordre de franchir la Vesle. Le 4 août, sous un feu violent des mitrailleurs allemandes, la 21e compagnie du sergent RIGAT parvient à garder une maigre tête de pont malgré les pertes.

Le 5 août le secteur du 307e RI, est touché par un violent bombardement, les pertes sont nombreuses au nombre desquelles on compte le sergent RIGAT.

Le sergent RIGAT a été décoré de la Médaille Militaire et de la Croix de Guerre.

poilu Sales Isidore né le 04 04 1888 à Nohèdes mort le 30 10 1915 à Tahure (51600) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1908 Soldat

Isidore Joseph Michel SALES est né le 4 avril 1888 à Nohèdes. Il est le second fils de Joseph Sales, garde-forestier dans la commune et de Grace Poncy. En 1906, il habite la maison familiale à Nohèdes avec ses 3 frères et soeurs.

En 1908, au moment de passer devant le conseil de révision, il est maçon à RIA. A cause d’une déformation de son bras gauche, il est déclaré bon pour le service auxiliaire. Il part à la citadelle de Perpignan effectuer son service au 53e R.I. et au bout de ses deux années, il retourne à la vie civile à RIA. Il s’y marie le 9 novembre 1912 avec Marie Belmondo, fille de Sébastien Belmondo, marbrier à RIA.

Août 1914, la guerre éclate. Isidore SALES est non mobilisable. Mais les pertes sont trop importantes, l’armée a très vite besoin de soldats. Il est donc convoqué comme beaucoup d’autres réformés devant la commission de réforme de Perpignan le 9 novembre 1914 qui le déclare bon pour le service. Il est envoyé la semaine suivante au dépôt du 80e R.I. de Narbonne pour débuter une période d’instruction. Il rejoint son régiment qui est alors en Champagne depuis mars 1915, au nord de Mesnil-les-Hurlus. Le soldat SALES est affecté à la 5e Compagnie. Après la main de Massiges, voici le 80e R.I. devant Tahure en octobre.

Le 30 octobre, le 80e R.I relève le 15e en première ligne, la 5e Cie étant à droite du dispositif. A 5h débute un bombardement ennemi qui s’intensifie en matinée, mêlant obus explosifs et asphyxiants. L’attaque se déclenche en milieu d’après-midi, et capture la première ligne. La 5e Cie résiste tout en se repliant. Le sommet de la butte est perdu et les contre-attaques ne peuvent que rétablir partiellement la situation.

Le régiment a perdu près de 1200h en 3 jours. Dont le soldat SALES. Mort pour la France.

poilu-1914 Salgues André né le 04 04 1890 à Ria-Sirach mort le 03 11 1914 à St Eloi (Belgique) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1910 Soldat

André Aimé Adrien SALGUES est né le 4 avril 1890 à SIRACH. Il est le troisième enfant de Jacques Salgues, et d’Alexandrine Montal, cultivateurs dans la commune.

En 1906, il vit toujours dans la maison paternelle, à SIRACH, avec trois de ses frères et soeurs.

En 1910, lorsqu’il passe devant le conseil de révision, il est serrurier. Reconnu bon pour le service, il est affecté au 53e R.I de Perpignan. Son service militaire sera néanmoins allégé puisqu’il est classé soutien de famille. Il en profite d’ailleurs pour se marier le 20 août 1912 à RIA avec Jeanne Marie Catherine ANGLES.

Son service s’achève en novembre 1913 et il obtient un certificat de bonne conduite.

La mobilisation d’août 1914 le rappelle au 53e R.I. Il se présente à la caserne Saint-Jacques le 3 août. Le soldat SALGUES participera avec ses frères d’armes aux premiers combats en Lorraine où les pertes furent nombreuses. Puis le 30 octobre le régiment est amené en camion à Saint-Eloi, en Belgique. A peine arrivé, il doit immédiatement attaquer Oostavern. Les pertes sont lourdes.

Le 3 novembre, le 53e R.I. doit attaquer le château de Hollebeke. L’attaque progresse lentement. Les soldats sont arrêtés devant les tranchées allemandes et sont pris à partie par une violente fusillade ennemie. Ils arrivent jusqu’au château.

C’est dans ces conditions que l’on perd la trace du soldat de 2e classe SALGUES. Tué à l’ennemi.

poilu-1914 Salles Louis né le 25 08 1892 à Ria-Sirach mort le 22 08 1914 à Lunéville (54300) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1912 Soldat

Louis Joseph Sauveur SALLES est né le 25 août 1892 à RIA. Il est le 2ème fils de Joseph Salles et de Félicité Mas, propriétaires dans la commune.

En 1906, il vit dans la maison paternelle, à SIRACH, avec ses deux frères Etienne, l’aîné et Sébastien le cadet.

Absent lors du conseil de révision, il est alors employé comme commis de perception à Ria. Déclaré bon pour le service et affecté au 96e R.I. de Béziers, il part effectuer son service militaire en octobre 1913 au 3e bataillon, alors stationné à la caserne Mirabel à Agde avec un autre Sirachois, Antoine Tronyo. Après avoir partagé les bancs de l’école communale, les voilà de nouveau ensemble. Mais la vie de caserne va être rapidement abrégée.

Août 1914, la guerre est déclarée et le 96e R.I. se prépare. Avec le 81e R.I. de Montpellier, il forme la 61e brigade de la 31e Division du 16e Corps d’Armée. Le 6, le régiment embarque dans les trains à destination de Mirecourt en Lorraine. Après les premières manoeuvres, c’est la défaite qui attend la IIe Armée lors de la bataille de Morhange. Le 96e doit abandonner Rohrbach et l’Alsace. Les pertes sont terribles. Pourtant, il faut se ressaisir et défendre Lunéville.

Le 22 août, le régiment se porte au nord de Jolivet. Face à Bonviller, il essuie les tirs de l’ennemi, charge et enlève 2 fois le village à la baïonnette. Peine perdue. Non soutenu, en fin de journée, le régiment doit reculer sur Lunéville puis Xermaménil au sud. Les survivants reconstituent seulement 5 compagnies sur les 12 engagées.

C’est au cours de ces combats meurtriers autour de Lunéville que le soldat Louis SALLES disparaît. Il sera officiellement déclaré mort pour la France après guerre.

poilu Salles Jean né le 11 12 1882 à Ria-Sirach mort le 23 09 1918 à Perpignan (66000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1902 Soldat

Jean SALLES est né le 11 décembre 1882 à RIA. Il est le 2e fils de Gilles Salles, roulier et de Marie Bassset, son épouse.

A cause d’un problème de santé, Jean SALLES n’effectuera pas de service armé mais sera affecté aux services auxiliaires. Il revient à RIA où il se marie en janvier 1904 avec Thérèse Deixonne. Une petite Marie nait de cette union l’année suivante. En 1906, il travaille comme ouvrier mineur aux mines de Fillols, dirigées par M. Dineur et habite la Llise avec sa femme, sa fille et sa belle-mère, Espérance Dento.

Août 1914, la mobilisation générale est décrétée. Jean Salles, qui habite alors Perpignan n’est pas mobilisable. Mais en décembre 1914, il est convoqué devant la commission de réforme qui le considère apte au service armé et l’affecte au 142e R.I. de Mende. Il quitte femme et enfants et arrive à Mende le 3 janvier 1915. Quand a-t-il terminé sa formation militaire ? A-t-il été envoyé sur le front ? Sa fiche matricule ne donne aucun indice.

De mars 1915 à mai 1916, le 142e R.I s’illustre lors des combats de la ferme Beauséjour (au nord de Mesnil-les-Hurlus) puis du Mont-sans-Nom et de la main de Massiges. En Mai 1916, il connaît l’enfer de Verdun, dans le secteur de Vaux avant de revenir en Champagne.

En mai 1917, le soldat SALLES est transféré au 31e R.I. puis est finalement placé en sursis d’appel aux mines de Fillols. Avec la loi Dalbiez, député des P.-O., l’armée a libéré des soldats pour les activités économiques vitales du pays, par exemple les mines. Il retourne donc travailler à la mine à Fillols, et revient sans doute vivre à RIA.

Il tombe malade et est évacué sur l’hôpital militaire de Perpignan où il décède le 23 septembre 1918 d’un grippe à forme toxi-infectieuse, laissant sa femme enceinte de leur 4e enfant.

poilu Salles Etiennne né le 29 10 1889 à Ria-Sirach mort le 11 01 1920 en mer () Inscrit sur le monument aux morts de
Classe 1909 Sergent

Etienne Vincent Joseph SALLES est né le 29 octobre 1889 à RIA. Il est le 2e enfant et le fils aîné de Joseph Salles et de Félicité Mas, propriétaires dans la commune.

En 1906, il vit dans la maison paternelle à Sirach avec ses deux frères cadets Louis et Joseph Sébastien.

En 1909 il déclare devant le conseil de révision être sabotier à RIA. Déclaré bon pour le service, il incorpore en 1910 le 81e R.I. de Montpellier. En 1912, il passe au 55e R.I. de Pont-Saint-Esprit avant de finir son service militaire. En mai 1913, il se réengage auprès du 24e Régiment d’Infanterie Coloniale (R.I.C.) de Perpignan. Le 30 janvier 1914, il passe au 11e R.I.C. caserné à Saigon et part donc pour la Cochinchine.

Août 1914, la guerre est déclarée. Les troupes coloniales dans nos colonies éloignées d’Asie vont rester sur place, assurer des missions de maintien de l’ordre face à quelques troubles ou révoltes. Le marsouin SALLES monte en grade, il passe caporal en septembre 14 puis sergent en février 1916. Il passe alors au 1er régiment de tirailleurs annamite, l’autre régiment de la 3e brigade coloniale, 2e division coloniale.

Le 21 décembre 1918, le voilà de retour au 24e RIC et donc en France. Il se réengage en mai 1919 et est désigné pour partir au Tchad, il passe alors au 7e R.I.C. On le retrouve en janvier 1920 à Bordeaux où il attend son embarquement sur le paquebot « L’Afrique ». Il appareille le 9 janvier 1920 mais n’arrivera jamais au Sénégal. Touché par une avarie machine, pris dans une tempête, « l’Afrique » sombre le 11 janvier. Le corps du sergent SALLES sera retrouvé 1 mois plus tard sur l’île d’Yeu et sera ramené à RIA.

Son corps repose au carré militaire du cimetière.

poilu Sarda Jean né le 25 07 1899 à Ria-Sirach mort le 24 10 1920 à Campagne sur Aude (11260) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1919 Canonnier

Jean Eugène Victor SARDA est né le 25 juillet 1899 à RIA. Il est le 2e fils de Joseph Sarda et de Catherine Riu, cultivateurs dans la commune.

En 1906 il habite avec ses parents et son frère ainé Pierre. En 1917, au moment de passer devant le conseil de révision, il déclare être agriculteur à RIA, certainement sur les terres de son père

La guerre n’étant toujours pas finie, la classe 1919 est appelée en avril 1918 au moment où l’Allemagne a repris l’offensive et s’approche dangereusement de Paris. Jean SARDA est incorporé au 116e régiment d’artillerie lourde (R.A.L.), dont le dépôt se trouve Castres, où il devient canonnier. Certainement à l’issue de sa formation, il passe en août au 121e R.A.L. Celui-ci est en Champagne où il vient d’aider à briser l’offensive allemande de juillet. Il va ensuite accompagner l’offensive alliée jusqu’à la victoire. Le 11 novembre 1918, on le retrouve dans les Ardennes.

Progressivement, l’armée française démobilise ses régiments et renvoie dans leurs foyers les soldats les plus âgés. La classe 1919 va devoir attendre. En février 19, le canonnier SARDA est transféré au 83e R.A.L. alors en Lorraine puis le 11 août 1919 au 29e R.A.C.

A quel moment tombe-t-il malade ? Bien avant juin 1920 car c’est à ce moment que la commission de réforme de Béziers le réforme et lui propose une pension temporaire de 100% à cause d’une tuberculose pulmonaire avec amaigrissement. Il est finalement évacué sur l’hôpital complémentaire n° 59 de Campagne-sur-Aude. L’hôpital, avec 2 sources d’eaux ferrugineuses et un grand parc, a été destiné à soigner les blessures pulmonaires et les maladies respiratoires.

C’est là que le canonnier SARDA meurt le 24 octobre 1920.

Il est inhumé dans la tombe n° 33 du carré militaire du cimetière de Campagne-sur-Aude.

poilu-1914 Taurinya Joseph né le 21 08 1889 à Ria-Sirach mort le 22 08 1914 à Lunéville (54300) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1909 Soldat

Joseph Pierre Louis TAURINYA est né le 21 août 1889 à RIA. Il est le 3ème fils de Joseph Taurinya, cantonnier à Ria et de Marie Deixonne, sa femme.

En 1906, il vit dans la maison paternelle, à la Llisse, avec son frère aîné Pierre et son cadet Henri.

Au conseil de révision de 1909, il déclare travailler comme mineur. En octobre 1910, il arrive au 81e R.I de Montpellier. Il est nommé un an plus tard soldat de 1ère classe puis est libéré en septembre 1912, juste avant le vote de la loi des 3 ans.

Août 1914, la guerre est déclarée. Mobilisé, Joseph Taurinya se présente le 3 août à la caserne des Minimes. Le 81e R.I. se prépare. Avec le 96e R.I. de Béziers, il forme la 61e brigade de la 31e Division du 16e Corps d’Armée. Le 6, le régiment embarque dans les trains à destination de Mirecourt en Lorraine. Après les premières manoeuvres, c’est la défaite qui attend la IIe Armée lors de la bataille de Morhange. Les pertes sont terribles. Pourtant, il faut se ressaisir et défendre Lunéville.

Le 22 août, le régiment tient les hauteurs au nord de la ville, du côté de la ferme de la Rochelle. Les assauts sont sanglants, le régiment cède du terrain, sans arrêter de combattre. Il tient le village de Jolivet sous un puissant bombardement et la fusillade. En fin de journée, la retraite se poursuit sur Bayon. Les pertes sont telles que le régiment va être réorganisé, de trop nombreux soldats ayant disparus (tués, blessés, prisonniers). C’est sans doute au cours de ces combats meurtriers que le soldat TAURINYA disparaît. Son décès ne sera officialisé par l’armée qu'en 1915. Déclaré mort pour la France après la guerre, il sera décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre à titre posthume.

poilu Taurinya Pierre né le 20 12 1883 à Ria-Sirach mort le 03 10 1918 à Challerange (08400) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1903 Caporal

Pierre Joseph Jacques TAURINYA est né le 20 décembre 1883 à RIA. Il est le 2ème fils de Joseph Taurinya, cantonnier à Ria et de Marie Deixonne.

En 1903, lorsqu'il se présente au conseil de révision, il est déjà marié, à Aline Maranges qu'il a épousé à Ria en 1902 et occupe un emploi de manoeuvre forgeron.

En 1904, il part effectuer son service militaire au 12e R.I.de Perpignan. Bon élément, il est promu caporal, avant de retourner à la vie civile pour s’occuper de sa famille. En 1906, on le trouve domicilié dans la maison paternelle, à la Llisse, avec ses frères cadets Joseph et Henri et il occupe un emploi de terrassier dans la société des chemins de fer miniers d’Albert Rougier. En 1907, il intègre l’administration des Douanes puis il déménage à Marseille.

Août 1914, la mobilisation générale est décrétée. Remis à disposition de l’armée fin 1915, il arrive au 253e R.I. en janvier 1916. Après une période d’instruction, le caporal TAURINYA rejoint le front des Vosges. En juillet 1917, le 253e est au Chemin des Dames, et c’est sans doute là que sa conduite courageuse vaut au caporal TAURINYA une première citation à l’ordre du régiment, juste avant la dissolution du 253e. Il est alors transféré au 163e R.I. En mai 1918, il reçoit une deuxième citation suite à une blessure reçue.

A partir de juillet 1918, les Alliés reprennent l’offensive et repoussent progressivement l’armée allemande. Le 26 septembre, le 163e commence une offensive qui a pour objectif final Challerange. Pendant une semaine, la progression est difficile. Le 2 octobre, l’attaque du village est lancée.Le 3, la journée est toujours aussi meurtrière avec environ 150 hommes tués, blessés ou disparus. Présumé prisonnier dans un premier temps, le caporal TAURINYA est porté disparu puis déclaré mort pour la France.

poilu Taurinya Jacques né le 26 08 1885 à Ria-Sirach mort le 23 01 1919 à Perpignan (66000) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1905 Aumônier

Jacques Pierre Louis TAURINYA est né le 26 août 1885 à RIA. Il est le fils de Joseph Taurinya, cantonnier à Ria et de Marie Deixonne, sa femme.

En 1905, lorsqu’il se présente au conseil de révision, il réside à RIA et est ecclésiastique.

Il devance son service militaire, qu’il effectue au 12e R.I. de Perpignan, afin d’intégrer en 1907 le grand séminaire. Ordonné prêtre, il enseigne au collège du sacré coeur de Perpignan, actuel Saint Louis de Gonzague. En 1912 et 1913, il accomplit ses périodes d’exercices réglementaires à la 16e section d’Infirmiers Militaires (S.I.M.) de Perpignan.

Août 1914, la guerre st déclarée. L’abbé TAURINYA retrouve la 16e S.I.M. qui va suivre le 53e R.I. Il connaitra alors les combats de Lorraine, la défense de Nancy, le terrible hiver 14 en Belgique, l’offensive de Champagne puis l’enfer de Verdun. En mars 1917, il est affecté comme brancardier au 142e R.I. et sera cité à l’ordre de la brigade pour sa bravoure. En juillet, il passe à la 9e Compagnie du 53e R.I. Il y sera aussi aumônier auxiliaire.

Printemps 1918, l’Allemagne lance une grande offensive dans l’espoir d’emporter cette guerre. Le 4 avril, le 53e est à Mailly-Raineval. Au matin, après un violent bombardement et l’explosion d’une mine, les Allemands se lancent en masse à l’assaut des tranchées françaises. Les compagnies se font tuer sur place pour empêcher l’ennemi de passer. A court de munitions, les survivants du 53e se replient. Mais l’ennemi ne peut déboucher, épuisé et décimé par les combats. Porté disparu, l’abbé TAURINYA a été fait prisonnier et sera détenu au camp de Fuchsberg. En janvier 1919, il est rapatrié et envoyé à l’hôpital de Perpignan, très affaibli par les conditions de sa captivité. Il y meurt 1 semaine plus tard de congestion pulmonaire suite à l’épidémie de grippe qui a sévi en Europe à la fin de la Grande Guerre.

poilu-1914 Trini Clément né le 01 09 1891 à Ria-Sirach mort le 29 12 1914 à Poperinge (Belgique) Inscrit sur le monument aux morts de
Prades
Classe 1911 Soldat

Clément Paul Joseph TRINI est né le 1 septembre 1891 à RIA. Il est le 3e fils de Narcisse Trini, roulier de profession et de sa femme Catherine Fourcade.

En 1906, la famille loge route nationale à Prades. En 1911, il est travaille à la briqueterie de RIA mais habite Prades.

Bien que classé soutien de famille par le conseil de révision, il est déclaré bon pour le service et part rejoindre le 80e R.I. en garnison à la caserne Montmorency de Narbonne en octobre 1912.

C’est là que la mobilisation générale l’emporte. Début Août 1914, le 80e RI est transporté par train à la frontière allemande et doit participer à la reconquête de la Lorraine. Avec le 53e R.I. de Perpignan, il forme la 63e brigade au sein de la 32e Division d’Infanterie du XVIe corps d’armée. L’offensive tourne court malgré l’héroïsme des soldats (bataille de Morhange) puis le régiment participe à la défense victorieuse de Nancy fin août. En septembre, on retrouve le soldat TRINI dans les combats acharnés et sanglants de Flirey et du bois de la Voisogne.

Fin octobre après plusieurs transferts, le 80e R.I. se retrouve engagé dans « la course à la mer » et arrive en Belgique, plus précisément dans le secteur de Wyjschaete et Saint Eloi au sud d’Ypres. Les bombardements y sont intenses car les Allemands veulent prendre la ville désormais en ruines. Fin novembre, les « bleuets » de 14 arrivent pour combler les pertes. Malgré des pertes très importantes, la fatigue et des conditions météorologiques épouvantables, les deux adversaires s’entêtent et lancent jour après jour de nouvelles attaques meurtrières.

Le 10 décembre, la 6e compagnie du soldat TRINI tient les tranchées de première ligne devant la ferme Oostoek près de Langhof et s’active à repousser les assauts allemands.

Blessé dans les combats, le soldat TRINI est évacué sur l’hôpital d’évacuation n° 15 de Poperinge où il décède le 29 décembre 1914. Mort pour la France.

poilu-1914 Tronyo Antoine né le 22 03 1892 à Ria-Sirach mort le 24 08 1914 à Bonviller (54300) Inscrit sur le monument aux morts de
Ria-Sirach
Classe 1912 Soldat

Antoine Julien TRONYO est né le 22 mars 1892 à Sirach, commune de RIA. Il est le fils aîné de Julien Tronyo et de Marie Anglès, cultivateurs à Sirach.

En 1906, il habite SIRACH avec ses parents et son petit frère François.

Déclaré bon pour le service lors du conseil de révision de 1912, il est alors affecté au 96e R.I. de Béziers. Il part effectuer son service militaire en octobre 1913 au 3e bataillon, alors stationné à la caserne Mirabel à Agde avec un autre Sirachois, Louis Salles. Après avoir partagé les bancs de l’école communale, les voilà de nouveau ensemble. Mais la vie de caserne va être rapidement abrégée.

Août 1914, la guerre est déclarée et le 96e R.I. se prépare. Avec le 81e R.I. de Montpellier, il forme la 61e brigade de la 31e Division du 16e Corps d’Armée. Le 6, le régiment embarque dans les trains à destination de Mirecourt en Lorraine. Après les premières manoeuvres, c’est la défaite qui attend la IIe Armée lors de la bataille de Morhange. Le 96e doit abandonner Rohrbach et l’Alsace. Les pertes sont terribles. Pourtant, il faut se ressaisir et défendre Lunéville.

Le 22 août, le régiment se porte au nord de Jolivet. Face à Bonviller, il essuie les tirs de l’ennemi, charge et enlève 2 fois le village à la baïonnette. Peine perdue. Non soutenu, en fin de journée, le régiment doit reculer sur Lunéville puis Xermaménil au sud. Les survivants reconstituent seulement 5 compagnies sur les 12 engagées.

Bien que son décès ait été fixé au 24 août, c’est sans doute au cours de ces combats que le soldat TRONYO a été tué, entre Jolivet et Bonviller. Enterré dans un premier temps à Bonviller, son corps repose aujourd’hui dans la nécropole nationale «Friscati» de Vitrimont.