Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
Vous pouvez filtrer les noms selon leur date de décès.
Tous
1914
1915
1916
1917
1918
Après la guerre

Boixo Joseph

1916
silhouette2 Classe 1899 Soldat

Morer Emmanuel

1916
silhouette2 Classe 1900 Soldat

Ribeil Joseph

1916
silhouette2 Classe 1908 Soldat
Liste des soldats et officiers inscrits sur le monument aux morts de la commune
poilu Boixo Joseph né le 10 02 1879 à Vinça mort le 08 09 1916 à Vaux-Chapitre (55400) Inscrit sur le monument aux morts de
Vinça
Classe 1899 Soldat

Joseph BOIXO est né le 10 février 1879 à VINÇA. il est le fils aîné de Martin Boixo et de Rose Cornet, propriétaires dans la commune.

Fils aîné de veuve, il ne fait qu’un an de service (de 1900 à 1901) au 12e R.I. alors caserné à Perpignan. Il retournera 2 fois à la citadelle de Perpignan pour remplir ses obligations militaires en 1906 et 1908. Il revient vivre au village et épouse en 1902 Marie Jacomy.

Août 1914, la guerre est déclarée. Rappelé par la mobilisation, il rejoint la citadelle à Perpignan. Après une courte période d’instruction, il rejoint le 146e R.I. fin octobre 1914. En septembre 1916, on le retrouve au 346e R.I. Quand est-il transféré ? Sa fiche matricule ne le précise pas mais il est bien dans les effectifs du 346e quand celui-ci est à Verdun. Le 19 août, le régiment monte en ligne. Il doit aménager des positions nouvellement conquises tout en se défendant des retours de l’ennemi dans des combats à la grenade. Pendant 10 jours, les lignes sont violemment bombardées mais le régiment parvient à garder ses positions.

Le 3 septembre le régiment est alerté, le 4 le 4e bataillon doit contre-attaquer l’ennemi et prendre «l’ouvrage rond». Le 6, le 5e bataillon attaque à droite dans le secteur de Vaux-Regnier. Les objectifs sont atteints, des prisonniers sont faits. Les hommes organisent les nouvelles positions.

Le 8, dès 5h45, l’ennemi déclenche un très violent bombardement et attaque. l’extrême violence de l’attaque, menée à de gros effectifs, oblige notre première ligne à reculer jusqu’aux anciennes lignes françaises. S’enchaînent alors des contre-attaques de part et d’autre, les tranchées sont reprises puis reperdues. A la fin de la journée, le 346e est de nouveau maître du terrain et a pu conserver, au prix de lourdes pertes, les lignes capturées le 6.

Du 19 août au 9 septembre, le régiment a perdu plus de 800h. Dont le soldat BOIXO.

poilu Morer Emmanuel né le 24 12 1880 à Vinça mort le 10 08 1916 à Bras-sur-Meuse (55100) Inscrit sur le monument aux morts de
Vinça
Classe 1900 Soldat

Emmanuel Morer est né le 24 décembre 1880 à VINÇA. Il est le fils d’Edouard Morer et de Marguerite Calmon, limonadiers dans la commune.

En 1900, lors de son passage devant le conseil de révision, il déclare être employé de commerce à Vinça. Il part l’année suivante faire son service au 12e Régiment alors caserné à Perpignan. Libéré en 1902, il va s’installer à Toulon puis on le retrouvera à Dijon puis Montpellier, à nouveau Toulon où il travaille à l’épicerie centrale de 1906 à 1909 (excepté un séjour de quelques mois à Oran). Ensuite ce sera Nice, Béziers, Nîmes, Beziers à nouveau. Il épouse alors Magdeleine SOLE à Gigean en avril 1912. En avril 1914, on le retrouve dans le département, à Banyuls sur Mer.

Août 1914, la mobilisation générale est décrétée. Il rejoint la citadelle et le 53e R.I. Après quelques semaines d’instruction, il est versé au 96e R.I. Il connaîtra alors les combats de Champagne et sera blessé à Beauséjour (fracture du pied droit par bombe). Evacué il sera remis sur pied et reprendra la guerre. En janvier 1916, il est transféré au 322e R.I. En février 16, le régiment monte dans le secteur de l’Aisne. Fin juillet, comme tant d’autres régiments, le 322e est lancé dans la bataille de Verdun.

Le 1er août, le soldat MORER et sa 23e Cie montent en ligne dans le secteur de la côte 321, au sud du bois de Nawé. Le 7, le 6e bataillon va relever le 5e et la 23e Cie se trouve à droite du dispositif en première ligne. Le lendemain, une attaque générale doit se déclencher sur le front Souville-Thiaumont. Malgré le bombardement ennemi, la compagnie parvient à gagner quelques mètres. Les jours suivants, l’attaque se poursuit pour réduire définitivement la poche de la côte 321. Au fur et à mesure de la progression, les travaux sont effectués pour raccorder les tranchées. Le 10 août 1916, le soldat MORER est tué à l’ennemi.

poilu Ribeil Joseph né le 14 11 1888 à Ille-sur-Têt mort le 08 08 1916 à Thiaumont-Fleury (55100) Inscrit sur le monument aux morts de
Vinça
Classe 1908 Soldat

Joseph Ribeil est né le 14 novembre 1888 à Ille sur Têt. Il est le fils de Joseph Ribeil et de Marie Mestres, agriculteurs dans la commune. En 1906, il habite toujours la commune.

Appelé à faire son service, il rejoint le 81e R.I. de Montpellier en 1909. Une fois son service achevé en 1911, il retourne à Ille/Têt. En 1912, il se marie à Ille/Têt avec Thérèse Jacomet puis s’installera en 1913 à VINÇA.

Aout 1914, la mobilisation générale est décrétée. Joseph RIBEIl retourne à la caserne de Lauwe. Le régiment embarque en gare de Montpellier, direction la Lorraine et participe aux batailles de Morhange, de la Trouée de Charmes. En Octobre, devant Toul, le soldat RIBEIl est évacué blessé.

En 1915, le régiment est en Champagne, combat à Beauséjour puis devant la tranchée de la Vistule. En 1916, après un séjour dans l’Aisne, le 81e R.I. est envoyé à Verdun. Le soldat RIBEIL est affecté à la 2e compagnie de mitrailleuses, au 2e bataillon.

Le 4, le régiment doit avancer en plein jour sous un déluge d’obus et de balles pour aller dans le ravin des vignes, devant Fleury tenu par l’ennemi. Le lendemain, le 2e bataillon est à droite de l’ouvrage de Thiaumont, la CM2 étant installée dans la tranchée des trois arbres pour battre la crête Thiaumont-Fleury par dessus la ligne occupée par le bataillon. La ligne est marmitée sans arrêt, les attaques allemandes sont nombreuses. Les pertes sont terribles, les réserves sont engagées pour tenir la ligne. Le 8, un tir de barrage très intense précède l’attaque allemande. Trois vagues précédées de grenadiers se lancent à l’assaut de Thiaumont. Les tirs des mitrailleuses empêchent l’ennemi de déboucher. Mais, en ce jour sanglant, le soldat RIBEIL est tué. Mort pour la France.